Congo: lutte d’influence autour du secteur des télécoms et de la primature

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Le secteur numérique congolais, longtemps ignoré et mal géré par l’amiral Hilaire Moko et Obili via la Dgcpt, relancé en 2009 par la création de l’Arpce, connaît une croissance rapide depuis 2022, générant des recettes publiques substantielles grâce aux outils comme le Hub numérique et la supervision du Mobile Money permettant ainsi la traçabilité des recettes des contribuable par le projet Timbre Électronique Fiscal (TEF). Cette manne attire des rivalités féroces impliquant des figures proches du pouvoir, au risque d’ignorer les défis structurels, juridiques et les contraintes d’infrastructures. Ces tensions s’étendent à la Primature et au-delà, où le pugilat pourrait éclater entre les incompétents et mafieux, Mabiala, Maboundou, N’Silou et Cie positionnés sur le fil de rasoir sans savoir qu’ils pourraient être supplantés par une femme ou un Téké a defaut d’un techno.

Créée par la loi n°11-2009 du 25 novembre 2009, sous l’instigation des institutions financières internationales, l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arpce) est dirigée dès 2010 par l’ingénieur Yves Castanou qui rédige les textes qui la régissent sous Thierry Moungalla. Très vite, malgré la volonté de le détruire en essayant de l’obliger à loger les comptes de l’Arpce au trésor, il renfloue cependant les caisses de l’État à hauteur de milliards de fcfa annuels là où Obili et Moko faisaient moins de cinq milliards. En 2019, une loi du 30 octobre instaure l’ANSSI une instruction certe crédible mais sans infrastructure et sans budget fragmentant partiellement les compétences ainsi que les ressources de l’Arpce, tandis que Castanou est accusé de bloquer des rentes numériques au profit du Trésor. Plus tard, un journaliste va convaincre Castanou de présenter Louis Marc Sakala à Denis Sassou pour le succéder. Louis Marc Sakala, colonel-ingénieur, intègre la chaîne données-traçabilité-fiscalité, boostant les recettes à plusieurs milliards FCFA annuels, via la mise en place du TEF, Mobile Money sous l’impulsion de COMEF du parlement etc., et innove le secteur sur plusieurs points par des constructions d’infrastructures 2 Data centers, la couverture en réseaux téléphonique de 240 nouvelles localités, la construction de plusieurs bâtiments administratifs moderne de l’Arpce ( Pointe-Noire, Oyo, Dolisie et Ouesso) mais aussi l’apport d’un nouveau câble sous marins 2Africa de Meta suscitant ainsi les réactions.

Rivalités, haine, jalousie, coups et rétrocommissions

En 2022, la loi n°69-2022 du 16 août crée l’ADEN pour le développement de l’économie numérique, accélérant les appétits pour le contrôle des données.
Ie 29 mars 2025 est créée par la Loi n° 5-2025 du 29 mars 2025 la Commission Nationale pour la Protection des Données Personnelles. Le 16 mars 2024, le limogeage de Sakala de l’église ICC, fragilise Sakala et Castanou avec des effets sur tout le secteur numérique, sur toute la nation et au-delà alimentant ainsi, scandales médiatiques et emprise.
En avril 2025, Jean-Dominique Okemba fait nommer son neveu Conrad Onesim Oboulhas Tsahat à l’ANSSI, tandis que Florent Ntsiba et Léon Juste Ibombo visent l’Arpce et ont déjà pistonné leur pion à l’Aden, l’ingénieur Héliodore Francis Alex Gouloubi qui est curieusement encore administrateur à l’Arpce ; Denis Junior Omar Bongo convoite pratiquement toute la fibre optique ne laissant que moins de bras à Congo Télécom mais aussi recherche la paternité et la mise en place de l’ensemble des activités de digitalisation du Congo. De son côté, Jean-Jacques Bouya et Cie bloquent les grands projets pour ne pas voir émerger les jeunes.
Ces luttes révèlent un conflit intergénérationnel tribalo-spirituel et des flux financiers. Les preuves : la candidature de Luc Missidimbazi portée par Léon Juste Ibombo et Sakala pourtant l’une des mieux positionnées mais, hélas, placée dans les pupitres de Jean Claude Gakosso; Castanou conviendra avec nous qu’il est asphyxié, et fait face aux plaintes récurrentes des populations sur l’instabilité de son internet dépendant du câble sous-marin Wacs exploité par Congo Télécom confronté à d’importants besoins de financement pour son entretien. Heureusement que, les actions de l’Arpce qui s’est plié en 4 pour activer le câble 2Afica en activité depuis quelques jours selon nos sources (il est fonctionnel et utilisé par Mtn mais aussi par Airtel ) améliore la redondance du réseau internet et devient même le fournisseur de l’internet de Congo Telecom indépendamment du câble Wacs tours en travaux.

( Suite vendredi)

Ghys Fortune BEMBA DOMBE