Distinction : Gladys et Les mamans du Congo primées au German critics awards

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Figure incontournable et incontestable de la musique congolaise, Gladys Samba et Les mamans du Congo ont remporté le prix « World music » lors de la première édition de German critics awards, tenue le 15 février, en Allemagne.

Véritable émissaire du Congo à l’échelle internationale, le groupe Les mamans du Congo n’est plus à présenter. Toujours dans la continuité de l’authenticité, ce groupe afro- féministe accompagné de son producteur, Rrobin, symbolise l’émancipation de la femme africaine avec justesse. Créé en 2018 sous l’impulsion de Gladys Samba et connu pour sa lutte pour l’émancipation de la femme, ce groupe est un collectif féministe congolais porté par les puissantes voix dont celles de Gladys Samba, Odette Valdemar, Ghaba Koubende, Argrea Deodalsy Kimbembe, Penina Sionne Livangou Tombet, Emira Fraye Milisande Madieta.

A cette première édition de German critics awards, ces femmes ont encore porté haut le drapeau congolais comme elles ont l’habitude de le faire. Elles sont jeunes, belles, pleines d’énergie et ont la verve musicale dans les veines. Leur aventure force l’admiration car peu de femmes oseraient s’affirmer comme elles le font. Leurs créations se situent à mi-chemin entre la tradition et la modernité. Les mamans du Congo mettent essentiellement en valeur les berceuses congolaises chantées en diverses langues vernaculaires du pays. Dans leurs chants, elles peignent le quotidien des femmes africaines et plus particulièrement celles du Congo avec humour, dont leur vision se résume à pérenniser le côté traditionnel de la femme aujourd’hui.

En effet, Gladys Samba, encore appelée Maman Glad depuis l’âge de 10 ans, a été bercée par les chansons de son père. Elle a franchi aujourd’hui une carrière musicale sanctionnée par le succès des podiums nationaux et internationaux. Elle n’a pas encore fini dans cet univers, s’inscrivant dans la lignée des grandes voix féminines d’Afrique telles qu’Angélique Kidjo, Myriam Makeba, Oumou Sangaré, Aïcha Koné. Gladys Samba a commencé dans le groupe de chants religieux Élisa, puis dans Don Bosco, avant de se lancer dans la composition musicale. Dès 1999, elle devient alors co- fondatrice du groupe « Yela- WE » aux côtés de Barnabé Matsona et Ludovic Ngama. Quelques années plus tard, avec son père spirituel Mel Malonga, ils créent  » Biya lunkoyi » qui signifie quadruple croche.

En Europe, Gladys Samba s’impose comme artiste talentueuse et respectée pour son professionnalisme et l’étendue de art. Elle est une présence scénique qui rappelle celle de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo. Des scènes nationales et internationales, Gladys Samba est une habituée. Du Masa en Côte d’ivoire, Washington DC Aux Etats-Unis, en passant par Beyrouth au Liban pendant les 6es Jeux de la francophonie, Jazz festival à Kinshasa, festival Mantsina sur scène, festival Sangu Ndji-Ndji, le Festival panafricain de musique, la chanteuse sait faire entendre sa voix, avec son style musical qui combine RnB, Jazz rap teinté d’un mélange de rythmes traditionnels.