Congo/France : treize projets financés grâce au mécanisme du C2D

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Le comité d’orientation et de suivi du Contrat de désendettement et de développement (C2D) s’est réuni, le 13 juin, à Brazzaville, pour évaluer la mise en œuvre des treize projets et la capacité de remboursement du Congo. Cette sixième réunion du comité d’orientation et de suivi (COS) a également planché sur le niveau de décaissement par la partie française.

La réunion du COS coprésidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Jean Baptiste Ondaye, et l’ambassadeur de France au Congo, Bertille Mapouata, a permis de faire le point sur l’état d’avancement des projets bénéficiaires du C2D. Les deux parties entendent renforcer la visibilité des projets en C2D ainsi que leurs impacts socio-économiques.

Lancé en 2010 dans le cadre de la coopération Congo/France, le mécanisme du C2D a mobilisé environ 150,2 milliards FCFA pour treize projets et deux fonds d’études exécutés principalement par l’Agence française de développement. L’ambassadeur de France a salué un mécanisme de subventions créé par la  France pour le développement du Congo, au profit des couches sociales vulnérables, de l’emploi et de la jeunesse, des infrastructures, de l’agriculture et de l’environnement.

« Cette réunion est l’occasion de valoriser les impacts concrets des treize projets financés en C2D au Congo et d’établir un premier bilan des projets achevés qui contribuent tous à l’amélioration au quotidien des conditions de vie des Congolais. C’est le cas des cinquante mille personnes en situation de pauvreté qui ont bénéficié des transferts monétaires dans le cadre du projet Lisugui, les 150 000 habitants touchés par le projet d’assainissement les arrondissements 2, Bacongo et 1 Makélékélé (Brazzaville)  de fonds filets sociaux… », a énuméré l’ambassadeur François Barateau.

La poursuite de ce programme implique l’engagement de l’État congolais à assurer le paiement des arriérés amorcé depuis l’an dernier. Le ministre de l’Économie et des Finances a alors affirmé la détermination du gouvernement à honorer ses engagements et ainsi permettre la « bonne exécution » des projets retenus dans les secteurs sociaux, la formation et l’aide aux personnes vulnérables. Les priorités du Congo demeurent, a-t-il ajouté, l’achèvement des travaux  d’assainissement du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville, de la construction du Centre multiservices de valorisation des bio-ressources…   

Le Congo a bénéficié à ce jour de deux tranches de subventions en C2D : la première tranche de 80 millions d’euros, soit 52,4 milliards FCFA, pour la période 2010-2014 ; et la seconde de 149 millions d’euros (97,7 milliards FCFA) pour la période 2014-2019. Ces discussions en cours pourraient aboutir  à de nouvelles échéances de subventions de projets à fort impact socio-économique, puisque la visite de la route de la Corniche et du projet de l’Institut national du travail social a donné une idée claire aux deux parties.