Sassou Nguesso élabore un plan pour réduire l’influence des chefs d’unités militaire

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Le coup d’État est au Gabon est-il prélude à cette révolution du Bassin du Congo annoncée par le célèbre écrivain congolais Alain Mabanckou il y a cinq ans ? Cet éveil qui a commencé au Mali prend de l’ampleur et vient de gagner l’Afrique Centrale où des dictateurs ont confisqué le destin de leurs pays depuis 40 ans. Si au Cameroun, Paul Biya a procédé à une réorganisation approfondie de son commandement au lendemain de la chute d’Ali Bongo, au Congo voisin, Denis Sassou Nguesso a instruit l’élaboration d’un plan qui vise à réduire considérablement l’influence des chefs d’unités sur la troupe.

Les dictateurs d’Afrique Centrale prennent des mesures préventives au lendemain du coup d’État au Gabon mené par le patron de la Garde présidentielle, une unité mieux équipée que le reste des forces de défense. Au Cameroun, Paul Biya, âgé de 90 ans et qui cumule 40 ans au pouvoir a totalement réorganisé son armée en mutant des chefs de corps dont celui de la garde présidentielle. L’homme prudent voit le mal de loin.

Au Congo, Denis Sassou Nguesso qui n’a que des ressortissants de son département dans sa sécurité préfère réduire l’influence du patron de la DGSP sur la troupe afin d’éviter tout mouvement d’humeur. Il en est aussi question de celui de la Garde Républicaine, les deux dirigées par des Mbochis.

Denis Sassou Nguesso s’est vite rendu compte que l’appartenance à la franc-maçonnerie du général Brice Clotaire Oligui Nguema ne l’a pas empêché de déposer son cousin Ali Bongo. Au Congo, tous les responsables sont obligés de faire allégeance à cette obédience maçonnique qui prône la soumission et fidélité aveugle au Grand Maître qu’est Sassou Nguesso.

Désormais selon le plan en cours d’élaboration, le général Serge Oboa n’aura plus d’influence sur la troupe et moins encore le contrôle sur l’armement de la Direction générale de la sécurité présidentielle. Il sera instauré une direction collégiale qui aura un contrôle sur les armes de cette unité.

Aussi, il a été instruit à l’Amiral Jean Dominique Okemba d’organiser une Réunion avec tous les généraux et chefs de corps des forces de défense afin qu’ils réitèrent leur fidélité aux institutions de la République. Denis Sassou Nguesso ne croit pas en une trahison de ses proches, mais préfère néanmoins prendre des précautions.