Santé : moderniser la médecine traditionnelle pour l’intégrer dans les formations sanitaires

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A côté de la médicine moderne, il est nécessaire de poursuivre la modernisation de la médecine traditionnelle, deuxième recours des populations dans le rétablissement de leur état de santé, estime la ministre en charge du secteur, Jacqueline Lydia Mikolo.





« Dans une parfaite complémentarité une intégration intelligente, la médecine traditionnelle reste un recours incontournable pourvu qu’on la renforce, qu’on la modernise et que l’on corrige les quelques faiblesses constatées dans les domaines de l’innocuité, de la conservation, de la maîtrise des posologies et de l’identification des effets secondaires », a-t-elle indiqué, dans la déclaration du gouvernement sur la journée mondiale de la médecine traditionnelle.« Les progrès accomplis au cours des vingt dernières années », est le thème retenu pour la célébration en différé de cette journée dont la date était prévue le 31 août. A travers ce thème, il est question pour chaque pays de faire le bilan des acquis dans l’offre des soins préventifs et curatifs dans le domaine de la médecine traditionnelle à l’heure où la médecine moderne est mise à rude épreuve par la pandémie de covid-19. A cela s’ajoutent l’éclosion et la résurgence des pathologies à virus émergents et réémergents.




Selon la ministre, le Congo accorde une bonne place importante à la médecine traditionnelle, car en l’an 2000 le pays a adopté une législation visant à réglementer le secteur pour éviter la confusion avec les pratiques déviantes comme le charlatanisme et de mieux piloter l’offre des soins de cette médecine. En 2006, une politique nationale de médecine traditionnelle a été définie en dehors du code de déontologie des tradi-praticiens. Une organisation associative des acteurs de la médecine traditionnelle a été créée par la suite et les représentants sont impliqués régulièrement dans l’élaboration des plans et programmes de santé.




Dans le cadre de la riposte à la covid-19, la place de la médecine traditionnelle n’a pas été ignorée dans le pays, la commission laboratoire recherche du comité technique de riposte a réceptionné plusieurs préparations à base des plantes et qui après analyse préliminaires ont été qualifiées prometteuses et porteuses des vertus thérapeutiques. Il faut réaliser d’autres phases de recherche pour leur certification. « Cela témoigne de la volonté, au plus haut niveau de l’Etat de valoriser la médecine traditionnelle », a conclu Jacqueline Lydia Mikolo.