Princesse Mouangassa, la première tricheuse à tomber

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La Cour constitutionnelle s’est finalement suspendu les couilles en prononçant la destitution de la candidate déclarée élu députée du Parti congolais du travail (PCT) à Makelekele 3, Princesse Mouangassa et rétablit l’élection de Alban Kaky!

Deux mois seulement après les klaxons et les champagnes de victoire, les mots de remerciements et tout le tralala que l’on sait, le siège de Diata revient désormais au véritable gagnant, le candidat indépendant Kaky!

Plusieurs autres candidats malheureux auraient bien voulu que la Cour constitutionnelle défasse les voleurs d’élections législatives qui se cachent sous les manteaux de leur parti politique. Mais, hélas, elle ne peut apparemment pas aller plus loin qu’arracher un siège au PCT!

Et Henri Bouka de la CNEI dans tout ça?

Le cas de Makélékélé 3 montre suffisamment que la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) a fabriqué ses propres résultats et qu’elle a fait avaler au gouvernement, si évidemment tous les deux ne se sont pas soutenus dans cette opération de fraudes massives.

Comment, mais alors comment, la CNEI a pu valider et transmettre des procès-verbaux ne reflétant pas les résultats sortis des bureaux de vote, puisque la Cour constitutionnelle a statué sur la base des résultats produits par le candidat Kaky! C’est la pagaille, et elle a été remarquée dans plusieurs bureaux de vote.

A la vérité, si Princesse Mouangassa remet ce soir son écharpe à Alban Kaky, Henri Bouka lui devrait remettre sa démission auprès du président de la République, car en réalité c’est lui qui fait ses résultats.

Le verdict de la Cour constitutionnelle symbolise un pan de la faiblesse du système électoral congolais qui est mis à nu ce soir.

@Arsène SEVERIN