Le clergé demande à Sassou de se réconcilier avec le peuple et sa conscience pour bénéficier du pardon divin

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Lors des obsèques du cardinal Laurent Mosssegwo Passinya au palais du peuple de Kinshasa de Kinshasa, le discours provocateur de l’actuel cardinal Ambongo n’a pas laissé ses collègues de l’autre rive indifférente. Dans son mot, le prélat kinois fustigeait l’opulence des gouvernants face à la misère des gouvernés et cela devant Sassou et Tshisekedi. Prenant la relève, le clergé aurait demandé à leur tour à Denis Sassou Nguesso de se réconcilier avec son peuple et sa propre conscience afin de bénéficier de al grâce divine. Rappelons que le chef de l’État connaît des problèmes de santé pouvant précipiter de façon inopinée son décès.

Le clergé du Congo ne mâche plus les mots et responsabilise directement le régime actuel de Brazzaville d’être l’auteur principal du malheur des Congolais. Après près de 40 ans de règne, le prélat rappelle enfin à Denis Sassou Nguesso, qu’il est grand temps qu’il se réconcilie avec son peuple qu’il martyrise tant et surtout avec sa propre conscience afin d’obtenir le pardon divin. La santé du chef de l’épouse et de son épouse se dégrade au jour le jour et il est à craindre leur départ précipité.

Dans l’amour qui les anime, les prêtres estiment que tout enfant de Dieu bien que pécheur volontaire doit aussi bénéficier de son pardon à condition de se repentir de son vivant.

Sassou Nguesso vit-il ses derniers jours sur terre ?

Cette lettre du prélat est elle indicatrice ou prévoit-il le futur immédiat ? Les hommes de Dieu dit-on possèdent ce don de voir les choses et sans doute ont vu l’avenir sombre du couple présidentiel.

Petit pays producteur de pétrole et sous peuplé, le Congo assiste impuissante comment sa classe dirigeante torture ses fils. Le peuple meurtri a été contraint à la soumission et vit dans le traumatisme d’un pouvoir militarisé qui ne pardonne pas ceux qui l’affrontent. Mais comme le destin naturel de tout homme sur terre, le clergé tienne à éviter au chef de l’État actuel la colère divine et de son peuple même après sa mort.

Après des années de mutisme, le clergé Congolais s’est libéré, incapable de continuer à voir ses brebis souffrir autant à cause de la cupidité d’un groupe d’hommes. Ce rappel du cardinal Ambongo devant Sassou Nguesso à Kinshasa est prémonitoire aux choses qui vont bouger dans les jours à venir à Brazzaville pensent le clergé.