Pissant sur Collinet, la nièce Mbappé de Sassou nomme trois professeurs de lycée comme directeur départemental de l’environnement

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Le passage en force de la ministre Arlette Soudan pose des questions sur l’autorité du premier ministre Anatole Collinet Makosso. Mais lorsqu’on sait tous comment certains Mbochis du clan Sassou piétinent les textes, on peut juste assister silencieusement à leur vadrouille qui a conduit le pays dans le gouffre.

Madame la ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, n’a pas jugé nécessaire de laisser toute latitude au premier ministre, chef du gouvernement, d’user de ses prérogatives, conformément à la Constitution, pour procéder aux nominations des cadres de son département.

Le premier ministre bloquerait-il des dossiers, comme s’en plaignent, à mi-voix, certains ministres, au point de pousser à la bravade?

Vers la chute de la note de service commise et signée par madame la ministre, il est fait mention qu' » un décret en cours de signature entérinera les dispositions de la présente note de service… »

Le premier ministre use t-il pleinement de son autorité pour recadrer ses troupes ?

S’il est possible que le premier ministre ait donné carte blanche à sa ministre de l’Environnement de commettre cette note de service, aux yeux de l’opinion, ça donne l’impression d’une cacophonie administrative qui pourra faire tâche d’huile voire d’une pusillanimité du chef du gouvernement.

Autre chose qui retient notre attention, 4 professeurs certifiés des lycées sont élevés au poste directeur départemental du ministère de l’environnement. Au -delà du pouvoir discrétionnaire dévolu aux autorités de nommer aux hautes fonctions des cadres et personnes de leur choix, se pose tout de même le problème de profil au poste, surtout que le secteur de l’environnement a besoin des exégètes en la matière. Un agent technique( niveau de diplôme de Baccalauréat), peut-il être nommé directeur départemental, comme c’est le cas de celui de la Sangha?

Bien plus, le secteur de l’éducation s’assèche des ressources humaines dont il a quotidiennement besoin. Il paraît qu’y a peu d’enseignants au Congo.

A.Ndongo, journaliste économique et financier

Texte modifié