La gestion d’Edith Delphine Emmanuel attise de l’attention

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Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, il y a une dynamique qui se crée autour aussi bien pour le changement des conditions des étudiants mais aussi pour la transformation du secteur de la recherche scientifique. Mais des avis inquiétants surgissent concernant sa gestion qui risque de lui faire perdre ce poste parce qu’au Congo, l’on n’apprécie pas les individus rigoureux.

L’on l’avait mentionné dans l’un de nos articles que l’une des forces de cette nouvelle ministre au gouvernement était sa connaissance des réalités de l’université congolaise.

 «  Elle sait ce qu’il faut faire et comment s’y prendre parce qu’elle est enseignante à Marien Ngouabi et son côté juridique de femme de loi, dame de fer comme la qualifie ses étudiants aura certainement de l’influence sur son rendu » appuie un concitoyen.

Cette énergie qui se crée et qui va sans doute placer le secteur de l’Enseignement supérieur dans une dimension qui peut être comprise comme une ère nouvelle.

Elle a cette particularité qui l’a différencie. Son côté proximité c’est-à-dire qu’elle va vers les étudiants et montre qu’elle est une femme de terrain.

De ses  rencontres avec les étudiants aux descentes dans les campus, on le voit très bien que leurs conditions d’études figurent parmi ses grands défis. 

Cela a été une goutte d’eau dans un désert mais un signal très fort pour les étudiants, un pas vers  l’amélioration de leurs conditions,  avec la venue de nouveaux équipements de literie à Tcheulima qui se poursuivra au campus de Bayardelle.

La découverte du vandalisme qui s’effectuait au complexe universitaire de Kintélé est perçue comme une restauration de l’autorité de l’Etat. La dévastation des dortoirs, des climatiseurs, des plafonds et bien d’autres a certes scandalisé plus d’un, mais a permis de découvrir une sombre situation qui entachait à l’image de cet univers de connaissance qui venait seulement d’être inauguré en pompe  par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso à la fin de son mandat de 2016. On reproche aux congolais d’être brillants pour se créer de nouvelles infrastructures et se démarquent en conséquence dans la négligence de ces bâtiments. Mais sa présence sur les lieux a démontré qu’il y a des congolais qui aiment leur pays et le prouvent par des actes concrets.

Même si cela étonne et suscite plusieurs interrogations de la part des congolais. Comment cette société habilitée  à sécuriser les lieux a laissé passer de tels actes ?

 Pourquoi n’ont-ils pas informé la tutelle bien avant pour pouvoir renforcer les mesures de sécurité ? Ou tout simplement ils ont été eux-mêmes les complices dans cette affaire ? 

«  L’Etat congolais a déboursé des sommes pour l’équipement des dortoirs. On emploie une entreprise de sécurité qui est incapable d’accomplir ses missions pour lesquelles elle a été assignée et payé à 40 millions. Une énorme somme  pour servir le vandalisme à l’Etat. N’est-ce pas une forme de laxisme ? » s’insurge un étudiant. 

Comment une université qui se positionne sur l’échiquier intercontinental ne prend pas les mesures nécessaires pour assurer une véritable sécurité pour ses locaux ?  Heureusement qu’une résolution a été prise avec la sécurisation des lieux qui sera désormais assurée par la gendarmerie.

Concernant la recherche scientifique, on peut y remarquer  qu’elle a cette volonté de donner une nouvelle image avec tous les mécanismes qui se préparent. Il y a un bouleversement, un réveil qui permettra au pays d’entrer pourquoi pas dans une autre phase de son histoire.

 « La tâche est lourde, mais je pense que si les défis existent, c’est pour être relevés et les défis ne peuvent pas être relevés par les hommes mais aussi par les femmes. Je m’inscris dans le combat qui était celui de nos mères, nos aînées, nos sœurs dont certaines ont disparu, qui ont pu affirmer que les femmes avaient leur place dans le processus de développement de notre pays. Je suis consciente de ma charge, de mes devoirs … » déclare t-elle sur la numérisation et la modernisation de l’UNMG.

Les congolais attendent d’elle plus d’actions concrètes afin que la nation lui soit reconnaissante.