La diaspora oubliée aux retrouvailles politiciennes d’Owando

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Les élections législatives, prévues pour juillet 2022, seraient l’axe focal de la Concertation courant mars 2022, dans la ville millénaire d’Owando (nord) qui succède à celle de Madingou (sud), en 2021, dont les résultats n’ont pas été agréés, dans leurs grandes lignes par l’opposition Congolaise. Comme toujours, pour des motifs non définis, la voix de la Diaspora Congolaise, partie intégrante d’un Congo Uni et Indivisible, ne se fera pas entendre au Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local. Erreur grotesque !

La Diaspora Congolaise de France ou d’Europe a toujours été l’épine dorsale du pays à travers les nombreux cadres qu’elle fournit ou encore les nombreux projets qu’elle entreprend. Plusieurs membres de la diaspora ont la volonté de mettre leur énergie, leurs compétences et leurs ressources au service du développement du Congo.

Il s’avère que le cordon ombilical est coupé entre les autorités congolaises et une bonne frange de sa Diaspora.

Peu sont les personnalités en charge des questions extérieures (Ministres ou conseillers à la Présidence) de passage dans les capitales africaines ou occidentales qui ont initié des rencontres avec leurs compatriotes de l’étranger, idem pour les autorités consulaires ou diplomatiques incapables d’organiser la Diaspora Congolaise.

On prend souvent des cas isolés pour jeter l’anathème sur toute la communauté expatriée en occultant ses apports au pays. Cette vision de stigmatisation est contreproductive à la longue en semant les grains pour décourager les bonnes initiatives.

La Diaspora Congolaise si elle est organisée et soutenue peut être source de créativité et de richesses pour le pays beaucoup plus que l’aide internationale dont nous sommes tributaires tout le temps. Les autorités congolaises doivent corriger les erreurs du passé et rattraper le retard constaté à ce jour.

Un gouvernement quel qu’il soit qui n’intègre pas la composante Diaspora dans sa politique commet immanquablement une erreur grotesque.

Depuis le 7 février 2022, branle bas politique, à Brazzaville, au Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local. Selon un protocole, bien huilé, Partis Politiques et Associations de la Société Civile sont en séance de travail, mode présentielle, avec le ministre en chaire, aux fins d’échanger sur les tenants et les aboutissants d’une Concertation projetée, courant mars 2022, dans la ville millénaire d’Owando.

L’initiative proposée par le gouvernement est dénoncée par une partie de l’opposition qui veut un dialogue inclusif.

On rappelle que depuis 2009, le Congo organise des concertations à la veille des élections et les résultats sont souvent contestés par l’opposition.