Confidences de Marcel Ntsourou (part I)

0
1980

Le colonel Marcel Ntsourou est décédé ce matin à la maison d’arrêt de Brazzaville. Il avait été condamné en 2014 à une peine de travaux forcés à perpétuité. L’ancien commandant en second du Conseil national de sécurité (CNS) n’aura donc survécu qu’un peu plus de deux ans à sa condamnation. Il est décédé dans la matinée, aux environs de 11 heures, après un malaise signalé par son co-détenu et neveu, Franck Mbani. Transféré à l’hôpital central des armées Pierre Mobengo, il y a été déclaré mort peu après, selon une déclaration du procureur de la République, André Gakala Oko, qui a ordonné l’ouverture d’une enquête de la police judiciaire sur le décès.

VOICI CES CONFIDENCES AVANT SON ARRESTATION

Un poste de police vétuste à l’entrée, des champs de légumes qui poussent jouxtant des immondices où sont déversées chaque matin les excréments des détenus vidés des fosses septiques. Une cour gagnée par la poussée des herbes (les matiti), légèrement à gauche un portail menant au palais de justice, un grand bâtiment en étage plus ou moins délabré où se confondent geôles, et bureau de l’administration pénitentiaire, nous sommes bien à la maison d’arrêt de Brazzaville.

Le personnage célèbre qui nous reçoit est bel et bien Marcel Ntsourou. Taille moyenne, un teint du genre « bois noir », de légères balafres tékés côtoyant une légère calvitie, bien mis dans une tenue de sport rehaussée par des paires de basket, Marcel Ntsourou s’explique et nous fait des confidences.

A priori, la maxime chère aux soldats selon laquelle :’’le militaire doit toujours avoir le moral haut’’ semble être la pensée qui le fortifie puisque l’homme a un moral d’acier. Et manifestement, après une année d’incarcération le Colonel Marcel Ntsourou n’a pas désarmé et semble toujours réclamer le grade de Général, il pense qu’il le mérite et ne se g