Urgent : Libreville soupçonne Frédéric Bongo de préparer un coup d’État depuis Oyo au Congo

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Les nouvelles autorités Gabonaises ont renforcé les mesures de sécurité et contrôle suite aux informations d’un projet de déstabilisation du pays orchestré par le colonel Frédéric Bongo à partir du Congo. Le frère du président déchu qui a du mal à accepter la nouvelle donne se serait déplacé de Paris pour Oyo au Congo à bord d’un vol privé. Denis Sassou Nguesso n’aurait pas apprécié les propos du nouvel homme de fort de Libreville sur le tripatouillage de la constitution qui l’aurait permis de briguer un troisième mandat ainsi que l’utilisation des juges pour écarter des adversaires.

Après avoir célébré avec du champagne la chute d’Ali Bongo, Denis Sassou Nguesso croyait envoûter le général Brice Oligui Nguema dans l’espoir de donner une opportunité politique à son petit-fils Denis Omar Junior Bongo Ondimba. Mais, le président congolais a vite déchanté quand en réponse aux sanctions de la CEMAC, le président de la transition gabonaise a rappelé que l’Afrique Centrale était le paradis des dictateurs tripatouilleurs des constitutions.

Dans sa volonté de punir les nouvelles autorités Gabonaises, son village Oyo abrite désormais le centre de commandement du colonel Frédéric Bongo, demi-frère d’Ali qui planifie de faire un putsch dans un putsch pour l’unique gloire de la famille Bongo.

Frédéric Bongo fomente-t-il une vengeance contre le CTRI ?

Des informations le situent au Congo-Brazzaville où réside son frère cadet Denis Junior Omar Bongo Ondimba.

Vraisemblablement, le coup de force opéré par les Forces armées gabonaises (FAG) réunies au sein du Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI) n’aura pas été du goût de tout le monde. C’est du moins ce que pense savoir le journal confidentiel Africa intelligence qui, dans un article public ce lundi 04 septembre, indique que l’ancien patron des services de renseignements de la Garde républicaine, Frédéric Bongo aurait ruminé de colère après ce coup de force.

À l’écart du pouvoir depuis plusieurs années, l’ancien directeur général des Services Spéciaux (DGSS), par ailleurs demi-frère du président déchu Ali Bongo Ondimba serait-il prêt à franchir le Rubicon en faisant échouer la transition. En effet, selon des informations relayées par nos confrères à l’annonce de ce coup d’État, ce dernier l’aurait très mal digéré, car n’étant pas en bons termes semble-t-il avec le désormais président de la transition, le Général de Brice Oligui Nguema.

Frédéric Bongo veut-il venger son demi-frère après le Coup d’État au Gabon ?

« En séjour en Guadeloupe avec le judoka français Teddy Riner, Frédéric Bongo a rallié Paris en urgence au lendemain du coup. Il a tenté de faire passer le message aux autorités françaises des risques de déstabilisation et prédit un putsch dans le putsch », rapporte Afrique intelligence. Pis, le confidentiel indique que ce dernier aurait activé son réseau parmi les généraux, avec qui il est resté en contact dans le but semble-t-il d’un plan de riposte contre le Comité de transition et de restauration des institutions.

Si pour l’heure cette information reste dans l’ordre de l’hypothétique, les supposées velléités de l’ancien directeur général des Services Spéciaux risqueraient de ne pas prospérer. En effet, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema a officiellement prêté serment ce lundi 04 septembre à Libreville et ce dernier bénéficie clairement non seulement du soutien du peuple gabonais, mais aussi d’une grande partie de la classe politique et la société civile.

Selon Africa Intelligence, le Colonel Frédéric Bongo, le frère d’Ali Bongo, très lié avec les Israéliens et les Français aura été l’homme fort du renseignement? Ce militaire formé à Saint Cyr se trouvait à Paris d’où il a activé son réseau contre ce qui considère être seulement une Révolution de palais à Libreville avant de rejoindre le Congo.

Frédéric Bongo, colonel de la Garde républicaine, frère d’Ali Bongo et ancienne pièce maîtresse du régime était tombé en disgrâce après le grave accident de santé de son frère et chef d’état, en raison de l’hostilité de l’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo, avant de retrouver les faveurs d’Ali, dont il pourrait compter parmi les derniers soutiens.