Traumatisé par les militaires du GPC, Sassou a renforcé sa sécurité et celle du général Mokoko

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Denis Sassou Nguesso a renforcé sa sécurité dans la journée du 5 janvier après avoir été informé de la grogne dans la caserne du groupement des para-commandos basé à l’aéroport de Maya Maya. Ces commandos n’ont pas du tout apprécié la méthode utilisée par le clan d’Oyo pour limoger le chef d’état-major, Guy Blanchard Okoi. Ils ont voulu marcher sur le palais présidentiel prendre le pouvoir et ensuite libérer le général jean Marie Michel Mokoko. Depuis hier le pouvoir a sécurisé la maison d’arrêt de Brazzaville.

Selon des sources proches de la présidence, la journée du 5 janvier a été mouvementée et pour une deuxième fois après la grande marche contre le changement de la constitution d’octobre 2015, on a vu un Sassou Nguesso apeuré par l’idée de perdre son pouvoir.

Une rumeur a circulé dans les casernes sur la destitution imminente du général de brigade Guy Blanchard Okoi le CEMG actuel. Des éléments du GPC, corps d’élite des Forces armées Congolaises ont décidé de marcher sur la présidence et ensuite procéder à la libération de Mokoko, incarcéré injustement à la maison d’arrêt.

Sentant cette pression sur son pouvoir, Denis Sassou Nguesso a fait parvenir à la troupe que la destitution du général Okoi ne serait qu’une invention des ennemis de la république. Mais il ne s’est pas empêché de renforcer sa sécurité et surtout de celui que les Commandos du GPC pensent mettre à la tête du pays à savoir Mokoko.

Bien qu’il soit le prisonnier personnel du clan d’Oyo, le général Mokoko jouit d’une sympathie dans les casernes qui le voient comme l’homme providentiel pour corriger toutes les fautes absurdes de Sassou. Mokoko est un homme fédérateur abreuvé d’esprit républicain capable de diluer le tribalisme dans l’oublie et réconcilier les Congolais.

Mais rien n’est encore perdu pour le pouvoir qui a déjà mis une croix sur Okoi dont la destitution n’a qu’été ajournée.