PSP : Mafia ou Sécurité

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S’il y a un endroit où un détenu devrait se sentir en sécurité, c’est bel et bien dans un commissariat de police. Hors, cela semble être tout à fait le contraire dans les nôtres où les agents font voir de toutes les couleurs aux détenus qui passent plus de temps que prévu en détention provisoire.

Sous équipés, nos commissariats maintiennent des détenus dans des conditions inhumaines, avec les agents, lesquels, au lieu de veiller à leur sécurité se font les poches sur leur dos. La police Congolaise à défaut de nourrir ses propres agents abandonnent les détenus à leur sort et c’est à la famille et connaissances d’apporter toute forme d’aide. Une aide qui est parfois détournée par les agents, qui aussi font du chantage aux détenus. Ainsi les exactions commises sur les détenus sont fréquentes.

On se rappelle encore de cette affaire où 2 filles mineures détenues au commissariat centrale s’étaient fait violées par d’autres détenus et policiers sans que la direction de la police ne prenne des mesures punitives à leur encontre. Tout semble se résoudre en billet de banque, même les crimes les plus crapuleux.

C’est aussi le cas de Mao, cette personne vivant avec handicap, interpellée pour la simple raison d’exercer la mendicité au centre ville et battu à mort dans un commissariat de la ville. Bref les bavures dans les commissariats sont une habitude et le mal est que la hiérarchie policière ne semble s’y intéresser comme si cela faisait partie intégrante du code policier.

Les transactions financières qui se passent dans les commissariats suite à une arrestation n’honorent en rien notre police qui se voit coller l’étiquette de corrompue, car les moyens financiers résolvent les infractions, même les plus flagrantes. Et le manque d’argent équivaut à plusieurs nuits de détention dans des conditions inhumaines dans des cellules de 5 mètres carré où plus de 40 personnes sont entassées sans que cela n’attire le moindre remord.

Etaler les mauvaises conditions de détention dans nos commissariats équivaudrait à écrire tout un livre, et cela parait ne pas trouver une perceptive d’amélioration dans la mesure où les policiers eux même y travaillent dans les mêmes conditions que les détenus.