Plusieurs Congolais de la Diaspora bloqués au Congo à cause du manque des passeports

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Revenus au pays à cause de la lenteur inexplicable administrative dans les représentations diplomatiques à l’étranger, plusieurs Congolais de la diaspora sont bloqués au Congo par manque de passeport. Les services d’immigration qui ont repris cette semaine la production de cette denrée rare ici et normale ailleurs,ne délivrent que 25 passeports par jour et sont prioritaires les étudiants de Campus France.

Le Congo est resté plus de 6 mois sans pouvoir délivrer les passeports à ses ressortissants à cause d’une dette de 10 milliards au fournisseur allemand des cartons du passeport. Après avoir soldé une partie de cette dette ( 2 milliards), un lot insignifiant des passeports est arrivé à Brazzaville par rapport à la demande.

C’est depuis ce lundi 06 septembre que la délivrance des passeports a repris à la préfecture de Brazzaville a raison de 25 par jour. Bien que la priorité a été donnée aux étudiants de Campus France et d’autres ayant décroché des bourses ou inscriptions hors du pays, il faut se réveiller à 4 heures du matin et faire la queue devant le portail pour espérer figurer entre les 25.

Dans leur configuration, 15 passeports sont délivrés chaque jour aux étudiants et 10 aux Congolais de la diaspora. Le Congo étant un pays des immatures professionnels, un business s’est crée autour de cette bataille d’obtention du passeport.

Certains fonctionnaires exigent aux demandeurs des pots-de-vin afin de les épargner d’un réveil matinal et d’une attente parfois inutile. Des gens dans l’angoisse payent quelques 25000 frs aux fonctionnaires afin que leurs noms figurent sur la liste des 25 et éviter de se pointer à 4 heures du matin devant le portail de la préfecture.

Parmi ces nombreux Congolais de la diaspora bloqués à Brazzaville, figure une femme et sa fille qui n’a pu reprendre le chemin de l’école en France. Ces Congolais qui défilent chaque jour à la préfecture se plaignent de la pagaille qui règne au pays et promettent avec regret parfois de solliciter les nationalités de leurs pays d’accueil afin de ne plus subir ce genre de désagrément.

L’un d’eux habitant au sud de la France est à 3 mois d’expiration de son titre de séjour et a la certitude de perdre son boulot qu’il devrait reprendre depuis 2 semaines. «  Je réalise à présent que le Congo est réellement un pays de merde, et bien que je sois Mbochis, mes frères ont ramené le pays 20 ans en arrière ». Il ne comprend pas comment un simple passeport peut êtres sujet à tant de complications et business.