P/Noire: les artistes s’expriment sur le mur de l’école de Tchimbamba

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L’école primaire de Tchimbamba, à Pointe-Noire, est devenue, à force de jolis coups de pinceaux et bombes de peinture, le plus joli mur du Congo. Une œuvre majestueuse à laquelle le regard ne peut échapper.

Sur la route de la frontière qui mène du Cabinda à Pointe-Noire, l’histoire du Congo s’écrit en peinture, là au cœur du quartier Tchimbamba et plus précisément sur le très long mur qui borde son école primaire.  Sur des dizaines et dizaines de mètres s’étalent, à n’en plus finir, portraits et citations en mode graffitis riches en couleurs et du plus bel effet. La rue devient galerie d’art, l’œuvre est démesurée, elle est surtout majestueuse et unique en République du Congo. On y croise les portraits de Denis Sassou N’Guesso, Zao, Tchicaya U Tam’si, Tati Loutard, Fulbert Youlou, tant d’autres encore, hommes et femmes qui illustrent un pan de nos vies congolaises.

« Laissez l’art communiquer » peut-on lire, entre autres, sur la gigantesque fresque et l’on se croirait presque à New York que beaucoup considèrent comme la Mecque du Street art.  Mais non, vous êtes bien dans la ville océane et sa population ne peut que se régaler les yeux de cet art urbain qui impressionne automobilistes et autres passants qui en profitent, d’ailleurs, pour faire de nombreux selfies. Certes, ce n’est pas le « Mur du patrimoine » du quartier Dota de Cotonou qui occupe 2000 mde surface sur une longueur de 960 m, ce qui en fait le mur  graffé le plus long d’Afrique, et le 3e au monde après ceux des Emirats arabes unis et du Brésil,  mais une telle fresque de près de 200 m de long à Ponton la belle, et plus belle encore grâce à cet art mural, est une vraie nouveauté au Congo.