Navigation fluviale : le bateau « Ville de Brazzaville » transporte de plus en plus de passagers

0
1060

L’unique bateau à assurer le trafic public sur le fleuve Congo, « Ville de Brazzaville », vient de réussir son troisième voyage Brazzaville et Bétou (Likouala). Au moins 302 passagers et 1800 colis ont débarqué au quai du port de Brazzaville, le 29 janvier, après un périple de six jours.

La Société congolaise de transport fluvial (Socotraf) s’est bien organisée pour assurer ce troisième voyage qui a duré six jours au lieu de huit habituellement, a fait savoir le superviseur, Antoine Bossamba. Un voyage jugé mieux par rapport aux précédants convois où les techniciens armateurs avaient relevé quelques anomalies techniques.

La reprise du trafic de ce bâtiment l’an dernier est présentée par les autorités comme la preuve de la relance de l’économie fluviale qui faisait, jadis, vivre des milliers riverains le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui. Totalement révisé par l’État, le bateau symbole de la ville capitale compte cent trente-huit couchettes de 2e classe ; trente-deux couchettes touristes ; huit lits hors classe et un compartiment réservé à l’équipage. Il dessert tout le long du fleuve Congo jusqu’à la frontière centrafricaine ainsi que ses affluents. « La situation s’est améliorée progressivement en termes d’accueil des passagers et le transport de marchandises. Le bateau a tracté deux barges à passagers. Les six autres sont en descente avec le deuxième convoi de  »Ville de Brazzaville ». En cette période de crue, la navigation se passe normalement sans difficultés », a déclaré Antoine Bossamba.

Les responsables de la Socotraf s’apprêtent à envoyer le navire à Kinshasa pour les travaux de révision technique, mais après un dernier convoi de matériel humanitaire que l’équipage devrait effectuer vers la partie nord, dans les tout prochains jours. Il s’agit d’un pari réussi pour le nouveau ministère de l’Économie fluviale qui entend revaloriser ce sous-secteur afin de faciliter les échanges commerciaux entre Brazzaville et la partie septentrionale, mais aussi le mouvement de la population jusqu’à la frontière de la République centrafricaine.