Manifeste de Brazzaville : Emmanuel Macron dit non à l’invitation de Sassou

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A l’Élysée, on craint que la présence de Macron à Brazzaville soit utilisée à des fins électorales par le pouvoir de Brazzaville, habitué à ce genre de machination. En 2021, le Congo organisera la présidentielle qui opposera Denis Sassou Nguesso au peuple congolais qui l’a rejeté massivement en 2016. L’Elysée ne comprend pas non plus, malgré la situation financière désastreuse du pays et la prise de conscience des Noirs contre les signes esclavagistes que le Congo fête en grande pompe l’appel du Général Degaulle depuis Brazzaville.




Dans sa folie de grandeur, Denis Sassou Nguesso, tient absolument à célébrer en grande pompe, l’anniversaire du manifeste de Brazzaville. Pour ce faire, il a invité ses pairs dictateurs d’Afrique Centrale que sont Paul Biya, Ali Bongo, Idriss Deby, le tout couronné par la présence du français Emmanuel Macron.




Une invitation qui tombe très mal à Paris,  malgré la diplomatie économique, a toujours considéré Sassou Nguesso, comme un infréquentable. Inviter Sassou à Paris ne pose pas problème, mais répondre à son invitation à Brazzaville si.

La cellule Afrique de l’Elysée a pour le moment jugé inopportune cette invitation et a suggéré à Macron de la décliner. Ce service rêve d’une manifestation importante mondiale pour trouver un prétexte au refus de Macron.




Denis Sassou Nguesso, avec sa clique ont toujours tendance à rentabiliser politiquement ce genre de visite d’une autorité européenne au Congo. On se souvient encore de celle de l’ex premier ministre Italien, reçu en grande pompe à Brazzaville malgré son jeune âge par le vieux dictateur.

Pour le 80e anniversaire du manifeste de Brazzaville lancé par le général Degaulle le 27 octobre 1940, Sassou Nguesso voit les choses en grand et veut sortir le chéquier. Une irresponsabilité pour ce dictateur insensible aux difficultés de sa population. En quoi cela serait profitable pour le Congo ? Si cet appel symbolise la liberté, Denis Sassou Nguesso devrait plutôt exiger à la France le partage équitable ou même en faveur de son pays des recettes pétrolières.