Lutte contre la traite des enfants : les acteurs impliqués renforcent leurs capacités

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Une session de formation des agents sociaux des circonscriptions d’action sociale (CAS), de police, de gendarmerie et des chefs de quartier aux techniques d’identification, de dépistage et de prise en charge des enfants victimes de traite (EVT) a eu lieu, le 21 février, au siège de la CAS de l’arrondissement 2, Mvou Mvou, sur l’initiative de la coordination locale du projet de lutte contre la traite des enfants.  

Afin d’éradiquer la traite des enfants, la session a été initiée pour permettre aux acteurs impliqués dans la lutte de s’approprier les techniques et méthodes d’identification, de dépistage et de prise en charge des victimes de traite.  Aussi sont-ils appelés à dénoncer les cas de traite et de savoir les repérer. Ils doivent être capables également de distinguer les cas de traite et de maltraitance et s’impliquer dans les enquêtes sociales et écoutes des EVT.

Après l’ouverture de la session par Zéphirin Kouali, chef de bureau famille à la direction départementale des Affaiares sociales, réprésentant la directrice départementale, Laure Bandoki Nzoumba, chef de projet de lutte contre la traite des enfants, a présenté  les objectifs généraux de la formation . Ainsi, plusieurs communications ont été faites, notamment sur la traite des enfants : définition, organisation, actes constitutifs et finalités, la présentation de la loi 004 /2010 portant protection de l’enfant en République du Congo, les techniques et méthodes  d’identification  des enfants victimes de traite, le dépistage : le rôle et la place des services de police et de la gendarmerie dans le dépistage des enfants victimes de traite, la prise en charge des enfants victimes de traite.

Signalons que  le phénomène de la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, est une préoccupation du gouvernement du Congo. La traite des enfants désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’accueil ou l’hébergement d’un enfant aux fins d’exploitation quels que soient  les moyens utilisés à cet effet. Elle est peu connue  et son identification  loin d’être perceptible dans le milieu où elle sévit. Elle est assimilée tantôt au confiage, tout comme  l’exploitation et le traitement cruel des victimes liés à une forme d’éducation.

Depuis 2009, des enfants victimes de traite ont été identifiés, dépistés et pris en charge par le projet grâce aux aux efforts conjugués des acteurs de l’administration publique, privée et de la société civile. Cependant, nombre d’enfants continuent à être victimes de traite dans l’anonymat dans les différents quartiers de Pointe-Noire et Brazzaville en particulier et dans les autres villes du Congo en général.