Les tra­vailleurs du Grand hô­tel de Kin­telé ac­cusent le clan Sas­sou de l’uti­li­ser comme bai­so­drome.

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Si­tué dans l’ar­ron­dis­se­ment de Djiri au nord de Braz­za­ville, le Grand hô­tel de Kin­télé qui dis­pose de 200 chambres est un ou­vrage de la co­opé­ra­tion avec la Tur­quie. Avec une vue ma­jes­tueuse sur le fleuve Congo, il a été construit pour lo­ger les in­vi­tés qui uti­lisent le centre in­ter­na­tio­nal de confé­rence de Kin­télé. Mais de­puis un mo­ment les tra­vailleurs se plaignent que le clan Sas­sou l’uti­lise comme bai­so­drome.

Des per­sonnes qui ne pensent qu’avec le sexe et qui sont à la tête du pays énervent de plus en plus le per­son­nel du Grand hô­tel de Kin­télé. A dé­faut des clients et tou­ristes, ce sont les hommes du sys­tème qui dé­filent chaque jour, sur­tout les week end dans cet éta­blis­se­ment avec des filles, par­fois mi­neures.

Les membres du clan Sas­sou qui confondent bu­si­ness à leurs biens per­son­nels ne prennent même pas la peine de payer les chambres qu’ils uti­lisent. Pour eux, cet hô­tel est leur et peuvent en faire ce que bon leur semble. Le per­son­nel qui aligne des mois sans sa­laire as­siste im­puis­sant au des ordre sexuel qui s’y ins­talle.

« Si ce n’est pas un gé­né­ral ou autre of­fi­cier des Fac, ce sont les pa­rents du pré­sident qui dé­barquent ici avec leurs pe­tites et oc­cupent des chambres sans payer » confie un tra­vailleur.Il confirme aussi des scènes de vio­lence sur les filles et les ba­garres entre elles sur fond de ja­lou­sie. Des meubles ont été en­dom­ma­gés par les ba­gar­reurs du clan.

Ces gens-là font rê­ver des filles de Braz­za­ville et de Kin­shasa par des sé­jours de rêve dans cet hô­tel sans payer le moindre franc. « Com­ment le pays peut-il avan­cer avec ce genre de com­por­te­ment ? » s’in­ter­roge un autre tra­vailleur.