Les deux cyniques assassins de l’école organisent les Etats généraux de l’éducation

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Les criminologues ne manquent pas d’humour évident : l’assassin visite toujours le lieu du crime !

Nombreux au lieu du lancement de ces états généraux ont été ministres de l’Enseignement, directeurs généraux ou inspecteurs. Chacun dans son coin a profondément contribué à bousiller l’école congolaise : fraude massive, détournement des fonds, mauvais équipement, mauvaise utilisation des cadres.

Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a été entre 2015 et 2021 ministre de l’Enseignement primaire et secondaire! Sous son règne des écoles sont nées comme des champignons, sans respect de la carte scolaire. Les écoles créées pêle-mêle étaient en fait des dons des ministres, des députés et sénateurs, qui tenaient à implanter une école dans leur village, enseignants ou pas.

A Anatole Collinet Makosso on reproche aussi le fait de ne pas signer à temps les notes de nomination des chefs d’établissement et du personnel d’encadrement qui débarquent toujours à un doigt de la rentrée scolaire, et les dates des examens jamais connues à temps. Aucune réforme pédagogique visant à améliorer le niveau des élèves…

Et le patron de ces états généraux, c’est l’ancien ministre de l’Enseignement primaire et secondaire entre 2012 et 2015, Hellot Matson Mampouya, l’homme du BAC 2015, annulé pour fraude massive. C’est aussi sous lui que les fameux bébés Lili sont entrés dans le système des examens. Sans oublier les tables-bancs commandés en France.

Et c’est donc lui qui a réfléchi sur ce qu’il faut faire pour l’école congolaise!

Non! C’est très peu rassurant ! Les conférences et les états généraux remplissent déjà les annales de ce pays. Et les conclusions y dorment tranquillement! Le choix des hommes et de thématique a toujours été à l’origine de tous ces échecs.

Pourquoi ne pas avoir lancé un appel à candidature à l’endroit d’autres Congolais, des cadres de haut niveau dans ce domaine, et les membres de la société civile qui ont déjà fait preuve dans le secteur ? Devrait-on encore douter de la capacité de l’Eglise dans la construction et management du système scolaire?

Il faut parfois briser la glace dans la gestion de la chose publique. Il faut des Congolais volontaires et capables, surtout sortis de nulle part (n’avoir pas milité ou chanté à tue-tête sous un soleil plomb à l’arrivé d’un acteur politique), de postuler à la mise en place de ce forum. Ces Congolais auraient eu dans leur cahier des charges des moyens et le pouvoir de suivre la mise en œuvre des conclusions.

C’est aussi pour éviter de prendre les mêmes et recommencer, estimant avoir les résultats contraires! Et pourtant, nous savons tous que c’est quasiment impossible…

@Arsène SEVERIN

PS: Titre modifié