Le PCT grince les dents sur Mouyondzi alors que les observateurs sont satisfaits

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Comme à l’accoutumée, tous les incidents ont été « mineurs et négligeables » !

Alors qu’ils déroulent depuis lundi leur rapport d’observation, toutes les missions d’observation électorale ne tarissent pas d’euloges sur l’organisation du processus électoral. Elles sont toutes satisfaites, rien à signaler, tout est parfait, Circulez!!!

Mais, pourtant, dans les officines politiques, on a noté depuis la tenue du scrutin, des grincements de dents. Les retards manifestes, les fraudes, les violences et l’absence de logos de certains candidats, ont été observés par les vrais observateurs. Mais, les autres là eux n’ont rien vu. Sinon juste constater quelques incidents mineurs, sans même prendre le soin de les énumérer.

Normal! Ils sont aux frais généraux, bousillent les budgets de l’Union africaine, de la CEEAC ou de la CEMAC, sillonnant, comme des touristes, à travers les artères de Brazzaville à circulation automobile très réduite, les bureaux de vote sélectionnés.

Ces observateurs qui étaient sensés identifier et connaître en avance les circonscription à problème comme Kelle dans la Cuvette Ouest ou Mouyondzi dans la Bouenza, n’ont même pas osé prendre les nouvelles au téléphone!

Et vlam! C’est le PCT, le parti présidentiel, qui monte au créneau pour dire sa colère suite aux événements qui sont survenus dimanche à Mouyondzi. Huée et traitée de voleuse de votes, la candidate du PCT à Mouyondzi, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, par ailleurs membre du bureau politique du PCT, a vu ses partisans être pourchassés, bastonnés et agressés.

JE NE FAIS PAS ICI D’ANALYSE SUR LA SITUATION DE MOUYONDZI. NON. JE CITE UN EXEMPLE.

Le PCT demande que les pouvoirs publics examinent cette situation pour garantir la paix. Les observateurs eux, passant leur temps dans les salons feutrés des 5 étoiles à Brazzaville et Pointe-Noire, n’ont même pas fait de suggestion dans ce sens. Puisqu’ils n’ont rien vu!

Et pourtant à Kellé, les violences ont également été observées. Les partisans du candidat du PCT, Thierry Obié et ceux du candidat indépendant Richard Ossa n’ont cessé de s’accuser sur des actes de violence et de fraude. Là aussi, même les observateurs locaux n’ont rien vu. Finalement, c’est quoi leur travail?

Pire, à Mossaka, un candidat, et pas des moindres, puisqu’il a été candidat à la dernière présidentielle, Dave Ephrem Mafoula a été sauvagement arrêté et jeté en cellule, alors qu’il essayait avec ses partisans de protéger les résultats des votes. Dans tous les cas, la force publique qui avait reçu des cosignes fermes ne pouvait pas agresser un candidat. A Ouesso, c’est la candidate de l’UPADS, Tsaty Mabiala qui a reçu le gaz lacrymogène.

A Gamboma, le président d’un bureau de vote a continué à remplir le lendemain du scrutin, seul, les feuilles des résultats, défavorisant le candidat de l’opposition Clotaire Mboussa Ela!

A Ngo, les partisans de Digne Elvis Tsalissan et ceux de Eric Gongara Nkoua se sont presque rentrés dedans. Le président de l’UMP, un parti du centre, ne décolère toujours pas et veille au grain à Ngo!

Et que dire de Tié-Tié à Pointe-Noire où les partisans du candidat Vivien Manangou ont été agressés par le président d’un bureau de vote? Le candidat a décidé de porter plainte pour faire respecter la loi électorale.

Finalement, nos observateurs là regardent quoi? Leur observation est basée sur quels éléments? On s’interroge toujours, et depuis bien des années, à chaque fois qu’ils viennent ici, observer.

@Arsène SEVERIN