JO-2024 de Paris: la cérémonie d’ouverture se déroulera sur la Seine, une première

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Le conseil d’administration du Comité d’organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris en 2024 a validé lundi 13 décembre le principe d’une cérémonie d’ouverture inédite sur la Seine, et qui se déroulera hors d’un stade pour la première fois dans l’histoire des JO d’été.

Plus de 160 bateaux accueillant les sportives et sportifs des plus de 200 délégations défileront sur le fleuve sur près de 6 km entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iéna, en plein centre de Paris, selon le plan prévu. La fin de la cérémonie se tiendra sur l’esplanade du Trocadéro.

Les organisateurs prévoient d’accueillir près de 600 000 personnes, avec une partie du public dispatchée le long des berges sur des tribunes payantes aménagées, et une autre partie du public qui pourra accéder gratuitement à la cérémonie.

Le président de la République Emmanuel Macron avait officialisé en juillet en marge des JO de Tokyo cet été ce projet qui avait soulevé des réticences du côté des forces de l’ordre, inquiètes de pouvoir sécuriser un évènement d’une telle ampleur.

Un moment fort pour tous les JO

« Aujourd’hui, c’est un moment fort. Il y a beaucoup d’émotions, beaucoup d’enthousiasme. La cérémonie d’ouverture, c’est forcément le plus grand des marqueurs », a déclaré Tony Estanguet, patron des Jeux de Paris 2024, lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil d’administration du Comité d’organisation (Cojo).

c’est la première fois qu’une cérémonie d’ouverture sera accessible à des centaines de milliers de personnes, avec une majorité d’accès gratuits, sur les berges de Seine, d’Est ou Ouest, sur six kilomètres

Celles-ci auraient aimé limiter le public à 250 000 personnes alors que les organisateurs et la mairie de Paris voyaient plus grand, « autour de 2 millions de personnes dans le projet initial », avait assuré une source proche de la mairie.
À l’issue d’un comité interministériel consacré aux JO de Paris il y a un mois en Seine-Saint-Denis, le Premier ministre Jean Castex avait demandé au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin de formuler des « propositions » pour la sécurité de l’événement « d’ici la fin de l’année ».
Près d’une cinquantaine de réunions avec toutes les autorités impliquées, du ministère de l’Intérieur aux institutions fluviales de la Seine en passant par la mairie de Paris ont été nécessaires pour étudier la faisabilité du projet susceptible d’évoluer.