Hôpital A Sicé -témoignage : « j’ai passé une heure dans cet hôpital visiter un parent et j’ai vu 8 cadavres »

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C’est le témoignage glaçant d’un Congolais vivant au Sénégal et en visite à Pointe-Noire. Il affirme avoir vu 8 malades mourir en moins d’une heure alors qu’il rendait visite à un parent hospitalisé. «  J’ai dû écourter ma visite à cause de ma sensibilité, je ne pouvais plus supporter entendre des pleurs ! »

Roland B, un Congolais qui vit à Dakar au Sénégal depuis des années a été très déçu de l’hôpital A Sicé de Pointe-Noire devenu pour lui un véritable mouroir. « Au Congo, on se moque des Sénégalais pour de rien ! Ils sont mieux que nous en tout, dans leurs hôpitaux, tu ne peux assister au spectacle que j’ai vu à A Sicé ».

Le court séjour d’une heure de Roland B dans une salle du reste très salle et avec des vieux lits inadaptés de l’hôpital A Sicé a été un calvaire. « Je me suis rendu dans cet hôpital rendre visite à un oncle qui y était interné. Déjà à l’entrée principale, j’ai remarqué l’insalubrité et le désordre contrairement aux hôpitaux de Dakar.

Roland B s’étonne aussi de l’impolitesse des infirmières qui grondent les malades et parlent mal à leurs familles. Une fois au chevet de son oncle, il a été déçu de la qualité des lits et de la salle. « J’avais l’impression d’être dans un autre monde ! Comment peut-on diriger tranquillement un hôpital dans cet état ? Rien que l’environnement tue psychologiquement les malades.

Dans une petite salle, plusieurs malades et leurs familles se bousculent dans une chaleur incroyable. On se demande bien où va l’argent arnaqué aux malades ? Le malade doit acheter de sa poche tout médicament et certains médecins sont des vendeurs.

«Installé au bord du lit de mon oncle, il a commencé à me raconter les déboires de cet hôpital avant que je n’entende des pleurs à côté. Tout le monde s’est étonné de me voir triste d’apprendre la mort de ce malade…Apparemment les gens sont déjà habitués avec les décès à A Sicé ? »

Roland B affirme avoir compté 8 cadavres en moins d’une heure avant de prendre la décision de s’en aller pour ne plus souffrir davantage. Les gens lui ont répété que ce qu’il voyait n’était rien, parfois on comptait plus de 20 cadavres en moins d’une heure.