Développement agricole : redynamiser la filière cacao au Congo

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Le gouvernement congolais veut réhabiliter les anciens sites de plantation, à travers une politique agricole axée sur l’organisation des groupements paysans. Cette nouvelle politique a été présentée aux responsables départementaux de l’agriculture, le 4 août à Brazzaville, par le ministre de tutelle Paul Valentin Ngobo.

Les plantations de l’État et plusieurs hectares de cacao détenus autrefois par des producteurs locaux sont quasiment à l’abandon. Les régions forestières de la Sangha et de la Likouala abritent des étendues de plantations de cacao dont les récoltes sont exportées via le marché camerounais. Certaines localités de la Cuvette (Makoua, Owando) et du Kouilou (district de Mvouti) produisent également du cacao.

Les planteurs et la main-d’œuvre sont disposés à travailler pour booster la filière, rassure le directeur départemental agricole de la Likouala, Gamard Diahouakou. Pour la dernière récolte, par exemple, les petits paysans ont produit plus de 450 tonnes qui ont été commercialisées vers la République démocratique du Congo. Tout comme dans la Cuvette, les planteurs attendent un appui du gouvernement en vue d’améliorer leur productivité.

L’aide des pouvoirs publics doit cibler les besoins spécifiques des paysans. « Dans la Cuvette, nous avons prévu d’organiser des campagnes dans le cadre du Projet cacao. Il y a  beaucoup d’hectares qui ont été abandonnés par les producteurs, simplement parce que le volet commercialisation n’est pas entrepris », a plaidé le directeur départemental de l’agriculture de la Cuvette, insistant sur la formation des planteurs et la création de voie d’accès au marché.

Il faut rappeler qu’il y a deux ans, le gouvernement congolais, à travers le Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (PDAC), a commandé une étude censée relancer la filière cacao dans le pays. Le coordonnateur du PDAC, Isidore Ondoki, a pour cela prêché la prise en compte des recommandations de cette étude sur le Plan national de développement du cacao. « L’étude a offert à l’État une grande capacité d’organisation de la filière », a-t- il martelé.

Au cours de la rencontre, enfin, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, a rappelé sa volonté de réhabiliter les deux villages agricoles, de créer des zones agricoles protégées et des incubateurs agricoles, y compris la formation des groupements agropastoraux, la facilitation de l’accès aux tracteurs et crédits agricoles…