De retour de la Russie, Sassou Nguesso veut accélérer sa succession

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Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso a regagné Brazzaville, ce mercredi 02 août, après un séjour à St-Petersbourg où il assisté au sommet Russie-Afrique. Un sommet qui a révélé aux yeux du monde le nouvel héros de la jeunesse africaine, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina-Faso. Ce dernier a dit ses vérités aux vieux dirigeants africains dont celui du Congo qui ont échoué à apporter le bien-être à leur peuple. Dans l’avion qui l’emmenait à Brazzaville, le président congolais a fait savoir à ses proches qu’il est peut-être temps qu’il passe la main.

Le capitaine Ibrahim Traoré a dressé à St-Petersbourg le tableau de la misère africaine incarnée par ces propres chefs d’État. Dans son intervention, Macky Sall qui s’est senti indexer a rappelé au Burkinabè n’êtes pas venu mendier vantant la résilience du congolais Denis Sassou Nguesso.

Ces propos de Macky Sall vantant son homologue congolais ont tout de suite reçu un écho défavorable au sein de l’opinion africaine qui estime que Denis Sassou Nguesso est loin d’être un modèle et qu’il incarne plutôt le côté négatif du continent. Denis Sassou Nguesso se sent humilier par les africains et pense qu’il est temps pour lui de sortir par la grande porte.

Dans sa délégation on a pu constater la présence de son neveu Edgar Nguesso, son petit-fils Denis Omar Junior Bongo Ondimba et de Jean Dominique Okemba, les trois qui aspirent à le succéder. Mais, son vœu est de se faire remplacer par son fils Denis Christel Sassou Nguesso.

Le côté positif de ce sommet Russie-Afrique auquel Denis Sassou Nguesso a pris part est celui d’avoir permis aux jeunes présidents africains parler sans diplomatie aux vieux.

Alors que l’avion présidentiel survolait la nord du Congo, Denis Sassou Nguesso a prédit à son entourage que ce vent de liberté qui souffle à l’Ouest de l’Afrique, gagnera la partie centrale dans peu de temps avec une telle brutalité que les dégâts seront catastrophiques pour ses dirigeants et leurs proches. Car contrairement aux Ouest africains, les populations d’Afrique centrale vouent une haine viscérale contre leurs dirigeants.