Clément Mierassa lynché après avoir assisté aux obsèques du père de Florent Tsiba

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La présence du président du Parti social-démocrate congolais (PSDC/Opposition), Clément Mierassa aux funérailles de M. Ngouloubi, père du ministre Florent Tsiba, Directeur de Cabinet du Président de la République du Congo, ne s’est vraiment pas passée comme prévu. Sur les réseaux sociaux, les internautes congolais se sont rapidement mis à lyncher l’opposant au régime de Brazzaville.

Nombreux sont des congolais qui ont été très durs envers Clément Mierassa, en ayant rempli son devoir de fils du terroir envers un notable de la contrée, par delà les considérations politiques.

« Traitre », « Faux opposant », « opposition du ventre », « il cherche un poste au prochain gouvernement », « le rapprochement est vite fait », peut-on lire sur la Toile.

Des tweets qui ne risquent pas de remonter le moral du membre de la Fédération de l’opposition congolaise présent sans complexe et sans état d’âme, à ces obsèques de M. Ngouloubi, illustre notable téké, figure bien respectée dans les milieux de cette communauté culturelle.

Prendre part aux funérailles d’un tiers, comme nos traditions nous le recommandent, ce n’est pas partager, ipso facto, les opinions des membres de la famille du disparu. Encore moins s’aligner sur leurs points de vue, fussent-ils politiques, philosophiques ou religieux.




Le procès fait à Clément Miérassa parce qu’il était présent aux funérailles de M. Ngouloubi est inopportun, comme ce débat insensé et sans objet, lancé lorsque la fille du ministre Bowao épousait le fils du ministre de l’Intérieur Zephirin Mboulou à Paris en France.

Soyez curieux pour aller dans les veillées mortuaires des ressortissants de Gamboma, et vous allez y voir tous les grands ténors de la mouvance présidentielle et de l’opposition, même radicale ensemble et traitant des problèmes de familles. Si cela étonne, on vous étonnera toujours.

Par définition, le terrain de la tradition est celui de la fraternité. Celui de la politique est le terrain de l’adversité pas des inimitiés meurtrières. Mierassa reste toujours constant dans ses prises de position vis-à-vis de la politique du pouvoir et il n’a jamais confondu politique et famille.