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Baie de Loango : la nouvelle délimitation de la future aire maritime protégée adoptée

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Les parties prenantes du projet ont manifesté leur adhésion lors d’un atelier de concertation approfondie sur la délimitation cartographique et les superpositions des usages pour la création de la première aire marine protégée (AMP) du pays. L’atelier a récemment eu lieu au siège de la préfecture du Kouilou.

Autorités locales, directeurs départementaux et acteurs du secteur privé concernés, représentants de la société civile et des communautés locales ont pris part, le 28 mai, audit atelier. Le projet création de la première AMP est une initiative conjointe du gouvernement congolais et du programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Les deux parties ont signé le 27 avril 2017 un accord de coopération pour protéger les richesses biologiques exceptionnelles de la Baie de Loango, zone qui attire en effet plusieurs espèces animales parmi lesquelles quatre espèces de tortues marines (tortues luth, tortue imbriquée, tortue olivâtre et tortue verte) et 153 espèces de poissons, a indiqué Marcellin Agnagna, coordonnateur du Projet de création de l’AMP.

L’ensemble de ce projet doit permettre de protéger la Baie de Loango (conservation et gestion durable des écosystèmes), de mettre en place une base de données spécifique, de développer les activités génératrices de revenus des communautés riveraines et de valoriser le site historique de la route des esclaves à travers des activités touristiques. Ouverte par Désiré Ondongo Bamboli, secrétaire général du département du Kouilou, l’atelier de concertation a eu comme objectif d’examiner et d’adopter la nouvelle délimitation et de susciter l’intérêt de tous pour des partenariats éventuels pour la gestion de cette zone. Celui-ci a été organisé en conformité avec la loi n°37-2008 sur la faune, et les aires protégées qui exigent que «la réalisation d’études de base (référencement) ainsi que la participation, dès sa conception, de toutes les parties prenantes qui sont concernées par la gestion de la future aire protégée à travers des concertations publiques ou restreintes ».

Les participants à l’atelier ont suivi la présentation technique du Projet de création de l’Aire marine protégée de la baie de Loango et les progrès réalisés (par Marcellin Agnagna) et du processus de cartographie participative approfondie de l’AMP et des limites provisoires (par le consultant-cartographe, Gaspard Lembé). Après concertation (échange, travaux en groupe, restitution des résultats), les parties prenantes du projet ont adopté la nouvelle délimitation et formulé des recommandations.

En effet, adoptées, le 18 décembre 2019 lors du premier atelier de concertation publique au siège de la préfecture du Kouilou, les limites provisoires de l’AMP ont été redéfinies en fonction des nouvelles données scientifiques et techniques obtenues après un travail de cartographie participative approfondie. Ainsi de 65000 hectares au départ, la superficie de cette zone, allant de la Pointe-indienne à l’embouchure du Bas-Kouilou, a été réduite à 49.994 hectares. Elle est constituée d’une zone marine de 45.486 hectares et d’une zone terrestre de 4458 hectares. La nouvelle délimitation prend en compte la superposition des usages et l’occupation des espaces dans la zone. 

La création de l’aire marine protégée constitue un véritable avantage pour le département du Kouilou : « La création de l’aire marine de la baie de Loango est appelée à positionner notre département au premier rang de la conservation des écosystèmes et de la biodiversité au Congo, avec 4 aires protégées, sur les 18 que compte le pays, couvrant une superficie totale de 745.944 hectares, soit 18, 46% de la superficie totale de conservation du Congo. Il s’agit là d’un avantage écologique indéniable, au regard des défis liés à l’urgence des changements climatiques qui préoccupent actuellement l’humanité », a estimé Désiré Ondongo Bamboli.

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