Sommet des trois bassins : le Congo consolide sa position commune

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Le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a patronné le 17 octobre à Brazzaville la séance des consultations nationales des parties prenantes sur les enjeux et défis du sommet des trois bassins afin de consolider une position commune.

L’initiative qui a regroupé les représentants des autochtones, la société civile, les ambassadeurs accrédités, les experts, les membres du gouvernement, les délégués des administrations publiques et privées ainsi que ceux des agences du système des Nations unies au Congo consiste à émettre un avis global sur le sommet des trois bassins forestiers tropicaux.

L’objectif de cette démarche est de stimuler un dialogue inclusif pour développer une vision nationale partagée sur la gestion des écosystèmes naturels, le changement climatique et la biodiversité. Ces consultations nationales aideront à informer les acteurs nationaux sur les opportunités de développement d’activités porteuses, les financements innovants, faire connaître les préoccupations des femmes, des jeunes et des populations marginalisées. La démarche permettra aux acteurs du pays à devenir une force de proposition nationale, régionale et internationale pour renforcer le positionnement du pays lors des différentes négociations.  « Cette démarche d’inclusion, de participation citoyenne, est une recommandation du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour échanger sur les enjeux majeurs. Cette consultation est le point de départ d’une action coordonnée et d’une démarche structurée pour impulser la mobilisation des financements en contrepartie des services rendus », a expliqué la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault. 

Au sujet du sommet des trois bassins et des consultations nationales, le coordonnateur résident de l’ONU au Congo, Chris Mburu, qui a paraphrasé le secrétaire général, António Guterres, a rappelé : « L’heure est à l’ambition et à l’action ».  Et d’ajouter : « Nous consentons tous que les défis restent immenses et les efforts pour les relever nous incombent tous. Je réaffirme ici l’engagement du système des Nations unies et des partenaires techniques ainsi que financiers qui sont à vos cotés ».

Le sommet de Brazzaville va formaliser une coopération Sud-Sud en faveur de la biodiversité et du climat au travers d’une gouvernance mondiale pour la gestion des écosystèmes tropicaux et stimuler l’investissement pour le climat ainsi que la biodiversité.   Il va également relancer la réflexion initiée entre les Etats forestiers tropicaux afin de parvenir à une alliance mondiale pour une gestion concertée des écosystèmes de biodiversité et des forêts tropicales. « Considérés comme des réservoirs génétiques, poumons verts et puis de carbone, les écosystèmes forestiers des trois bassins tropicaux constituent un espace d’avenir pour la planète. Et cela est scientifiquement reconnu car les écosystèmes forestiers des trois bassins tropicaux jouent un rôle clé pour la régulation du climat », a commenté le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.    

La communauté scientifique internationale, engagée depuis plusieurs décennies, travaille pour faire face à la dégradation du climat et aux émissions de gaz à effet de serre. Pour arriver à terme de cette réflexion scientifique, les intérêts économiques nationaux et la souveraineté des Etats sont interpellés au plus haut niveau. « La collaboration au niveau national, sous-régional et international devient alors un impératif. Elle doit être efficace et bénéfique à tous. Nous appelons de tous nos vœux à une alliance Sud-Sud qui doit prendre de manière juste et souveraine le débat international sur le capital économique, financier et écologique de nos pays », a rappelé le Premier ministre.

Soulignons que sous le leadership du chef d’Etat, Denis Sassou N’Guesso, les 26, 27 et 28 octobre, plusieurs chefs d’Etat vont affluer vers Brazzaville pour réfléchir sur la convergence devant favoriser une alliance mondiale de conservation des écosystèmes, de biodiversité et des forêts tropicales sur la base d’une gouvernance Sud-Sud structurant les trois bassins forestiers mondiaux( Amazonie, Congo, Bornéo-Mékong), représentant 80% de la biodiversité mondiale et assurant le rôle vital de régulateur de l’équilibre du carbone.