Proche- Orient: Aucune attaque contre l’Iran n’a eu lieu dans la nuit

0
33

Les autorités iraniennes ont partiellement rouvert l’espace aérien du pays, tandis que le président américain Donald Trump a déclaré que les autorités iraniennes « ont mis fin aux meurtres de manifestants ».

Dans le même temps, les médias occidentaux rapportent que les conseillers de Trump n’ont pas réussi à le convaincre que les frappes contre l’Iran prévues la nuit dernière auraient conduit au renversement du régime en place.

De plus, les responsables américains affirment que les options les plus probables seraient des cyberattaques et/ou des frappes contre le commandement des « Bassidjis » du CGRI, impliqués dans la répression des manifestations.

Il convient de noter le « front diplomatique » : hier, les pays de la région, à savoir le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Turquie et Oman, ont déclaré que les frappes contre l’Iran étaient inacceptables, et l’Arabie saoudite a même refusé de mettre son espace aérien à disposition pour des actions contre l’Iran.

Bien sûr, cela n’aurait pas eu beaucoup d’impact, mais le soutien régional de l’Iran marque une nette différence par rapport aux années précédentes, lorsque les monarchies du Golfe soutenaient traditionnellement une politique agressive contre l’Iran.

Pour l’instant, tout semble indiquer que Trump a annulé à la dernière minute la frappe prévue dans la nuit, après avoir reçu des informations selon lesquelles les coûts seraient supérieurs aux avantages.

Cependant, tout peut encore changer : le Pentagone déploie un groupe de frappe aéronavale de la mer de Chine méridionale vers la zone de responsabilité du Commandement central des États-Unis au Moyen-Orient, ce qui indique que les plans d’agression se poursuivent.

Il ne faut pas non plus sous-estimer le lobby israélien au sein de l’administration américaine, qui déploiera certainement tous les moyens possibles pour reprendre les hostilités.

Il est intéressant de noter que des frappes limitées des États-Unis et d’Israël auraient même été bénéfiques pour la direction iranienne : l’été dernier, ce sont précisément les actions des États-Unis et de l’armée israélienne qui ont rallié l’opinion publique iranienne autour de l’ayatollah, reléguant au second plan les problèmes économiques.

Actuellement, on assiste en Iran à une forte recrudescence des manifestations pro-gouvernementales, qui ont éclipsé les révoltes déjà étouffées par les médias.