Près de 5000 fonc­tion­naires dou­blons conti­nuent de per­ce­voir in­dû­ment leur sa­laire

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L’ins­pec­tion gé­né­rale d’État ( IGE ) avait re­censé en 2018 des mil­liers d’agents fic­tifs dans la fonc­tion pu­blique, le do­maine pré­sen­tiel et dans l’ar­mée. deux ans après, le même pro­blème conti­nue de se po­ser em­pê­chant ainsi au pays de bé­né­fi­cier des avan­tages du FMI. A ce jour, près de 5000 agents dou­blons per­çoivent en toute tran­quillité la paie des fonc­tion­naires. De cen­taines de mil­lions s’éva­porent ainsi dans les poches des per­son­na­li­tés du pou­voir de Braz­za­ville. A no­ter que cet ar­gent consti­tue la ré­com­pense que ces agents re­versent à leurs par­rains du pou­voir.

Des pan­neaux de la lutte contre la cor­rup­tion inondent les rues de Braz­za­ville, des tri­bunes dans les mé­dias, des me­naces à peine voi­lées dans les dis­cours du chef de l’État, n’ont mal­heu­reu­se­ment eu rai­son de la di­la­pi­da­tion des fonds pu­blics. « Tout ce que le pou­voir fait est juste pour amu­ser la ga­le­rie et em­brouiller l’opi­nion in­ter­na­tio­nale. Il consti­tue le nœud du pro­blème et la cor­rup­tion est an­crée dans leur mode de fonc­tion­ne­ment » ren­ché­rit un ins­pec­teur d’État.

A en croire cet ins­pec­teur, le Congo fait sem­blant de lut­ter contre la cor­rup­tion, de­ve­nue le vé­ri­table frein au dé­ve­lop­pe­ment. Cha­cun peut re­mar­quer dans ce pays com­ment les vo­leurs sont de­ve­nus des or­gueilleux nar­guant les ONG.

Près de 5000 agents dou­blons per­çoivent en toute im­pu­nité leur paie au su et vu de tous. Ces tra­vailleurs ont pour la ma­jo­rité des sa­laires au des­sus de 500.000 fcfa. Se­lon un ins­pec­teur, ce deuxième sa­laire va di­rec­te­ment dans les poches des di­gni­taires du ré­gime et de leurs femmes ou en­fants.

Une ma­gouille bien ou­tillée et au­to­ri­sée par la pré­si­dence de la ré­pu­blique dans le seul but d’avoir des dé­fen­seurs. L’IGE, à ce jour n’a tou­jours pas pu ob­te­nir d’Ed­gard Nguesso, la fin de la paie des émo­lu­ments de ses 6000 agents fic­tifs du do­maine pré­si­den­tiel.

Des pra­tiques qui en­tachent la re­la­tion entre le Congo et le FMI, qui, a dé­cidé der­niè­re­ment de re­por­ter un dé­cais­se­ment de fonds en fa­veur de ce pe­tit pays pé­tro­lier d’Afrique cen­trale avant de re­ve­nir à des bons sen­ti­ments.