Pour avoir été candidat, Sassou fait déposer les armes chez le colonel Oniangue pour l’arrêter

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Comme avec Okombi Salissa et Jean Marie Michel Mokoko, Denis Sassou Nguesso a instruit ses hommes de trouver des motifs qui peuvent clouer le colonel Pasteur Albert Oniangue. Sassou lui reproche de l’avoir défié en participant à l’élection présidentielle qui équivaut à disputer son fauteuil qu’il croit détenir de ses parents. Des armes de guerre ont été trouvées bizarrement au domicile du colonel Oniangue et il est possible qu’on l’accuse de détention d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des institutions.

Après avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 21 Mars dernier, le colonel Albert Oniangué a surpris plus d’un dans son entourage, mais et surtout dans le clan au pouvoir. Des ordres ont été donnés aux différentes banques de la place afin que ses comptes soient bloqués, pour l ‘empêcher de s’acquitter de la caution de 25 millions de cfa.

Quand le colonel Albert Oniangue s’est rendu à la cour constitutionnelle déposer sa candidature, le pouvoir de Sassou a tout de suite penser à un complot ourdi contre eux par Oniangue qui aurait des soutiens importants l’ayant aidé à payer la caution.

Contrairement au général Mokoko qui avait ce cadavre de la vidéo du fameux putsch, Albert Oniangué est propre et aucun motif n’a été trouvé contre lui par les sécurocrates, qui se seont néanmoins mis à l’œuvre pour concocter un plan machiavélique qui a culminé par la drôle découverte des armes de guerre au domicile du pasteur colonel Oniangué.

Denis Sassou Nguesso et sa clique pensent que le nord du pays est leur propriété privée et aucun autre leader ne leur peut faire ombrage. Mathias Dzon et Anguios ne sont que des poids mouches qui n’inquiètent pas contrairement à Okombi, Mokoko et Oniangué.

Cet acharnement contre le colonel Albert Oniangué est la conséquence directe des vrais résultats des urnes qui lui donnent des bons scores dans la partie nord du pays. Albert Oniangué a été massivement voté à Owando, Makoua, Boundji, dans la Cuvette Ouest et une bonne partie de la Likouala et la Sangha.

Un potentiel ennemi qu’il faut éliminer à tout prix avant qu’il ne prenne des ailles. Sinon pourquoi chercher les poux sur la tête d’un candidat qui a été crédité de moins d’1 % des suffrages exprimés ?

La bêtise du pouvoir est de croire que le peuple ignore leurs méthodes qui s’avèrent enfantines. A la vue de la vidéo de la découverte de ses fameuses armes, tout le monde en rit et imagine déjà la suite du scenario. Des Guignoles qui se sont octroyés des 100 % des suffrages dans les localités où les populations s’étonnent du résultat de leur vote.