Musique : la rumba contribue au développement des deux Congo

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Le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a interpellé les artistes musiciens à plus d’engagement dans la pratique de leur métier, au cours d’un déjeuner de presse, le 30 décembre à Brazzaville, suite à l’inscription de la rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine culturel et immatériel de l’humanité.

Le 14 décembre dernier, l’Unesco a inscrit la rumba congolaise comme élément du patrimoine de l’humanité. Le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, qui a voulu montrer le bon côté de la musique, s’est apesanti sur le travail inlassable des artistes musiciens et paroliers suite à cet exploit. Il a souligné que leurs engagements et leurs responsabilités pour la musique devraient être une pierre angulaire. Car, pour lui, la rumba est le socle du développement d’un pays, contribuant à l’essor des industries créatives.

Ainsi, a-t-il ajouté, un cadre juridique et réglementaire devrait être mis en place, de même que les modalités de formation des jeunes pour encourager les recherches sur la rumba congolaise et publier les travaux de ces recherches et faire du Congo une destination touristique à l’occasion des festivals et autres événements festifs, ainsi que de structurer le marché musical. « Nous allons construire des infrastructures avec le Comité scientifique répondant aux exigences de la sauvegarde et de la promotion de la musique, pour permettre à nos artistes de faire valoir leurs œuvres d’esprit dans des conditions aisées et équitables », a promis Dieudonné Moyongo.

La musique étant l’expression populaire de la cohésion sociale, vecteur de mobilisation citoyenne, plaidoyer du panafricanisme, de la coexistence pacifique mondiale et de l’art du vivre ensemble, les artistes congolais ont cette obligation de la sublimer, la propulser pour une bonne visibilité à l’échelle mondiale, a instruit le ministre de la Culture et des Arts. Pour ce faire, un travail ardu est plus qu’attendu du côté des artistes. Point n’est plus besoin pour eux de dormir sur leurs lauriers.

Notons que c’est depuis deux ans que les deux Congo ont maximisé les efforts pour que la rumba congolaise soit inscrite comme patrimoine de l’humanité par l’organisme onusien, à travers les comités scientifiques présidés par le Pr Joachin Emmanuel Goma-Thethet pour le Congo-Brazzaville et le Pr André Yoka Lye Mudaba pour le Congo-Kinshasa.