Les services du Fmi concluent une mission en République du Congo avec des “bons progrès”

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Une mission du Fonds monétaire international (Fmi) a séjourné à Brazzaville du 8 au 19 mai pour mener des discussions sur la troisième revue du programme soutenu par un accord dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fmi approuvée en janvier 2022. Cette mission s’est conclue par une note positive, a indiqué le chef de ladite délégation, Roland Kpodar, directeur général adjoint du département Afrique Fmi.

Une mission du Fonds monétaire international (Fmi) conduite par son directeur général adjoint du département Afrique Fmi, Roland Kpodar, a visité Brazzaville du 8 au 19 mai 2023. 

Roland Kpodar et sa suite ont rencontré les autorités congolaises dont le ministre de l’Economie et des finances, Jean-Baptiste Ondaye, et le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, respectivement les 15 et 16 mai 2023.

Les discussions entre la partie congolaise et la délégation de l’institution de Bretton Woods ont porté sur les développements économiques récents, les perspectives de croissance, et la mise en œuvre des politiques, ainsi que sur les politiques et réformes structurelles. 

Ces séances de travail s’inscrivent dans le cadre de la préparation de la troisième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Un prêt qui a été approuvé par le conseil d’administration du Fmi le 22 janvier 2022 pour un montant de 455 millions de dollars pour la République du Congo pour soutenir la reprise économique du pays après la pandémie de Covid-19 et la chute des prix du pétrole.

À la conclusion de la mission, le chef de la délégation du Fmi s’est dit satisfait : « l’équipe du Fmi se félicite de l’engagement renouvelé des autorités à mettre en œuvre les politiques nécessaires pour préserver la stabilité macroéconomique, promouvoir une croissance durable et inclusive, et consolider les progrès récents dans la réduction des vulnérabilités de la dette. »

Selon lui, « la reprise post-pandémique s’est accélérée en 2022 », avec une croissance économique estimée à 1,7%, tirée principalement par le secteur non pétrolier. 

La consommation et l’investissement ont été stimulés par les dépenses publiques et l’augmentation des activités dans l’agriculture, l’industrie manufacturière et les services. 

D’autre part, la production de pétrole s’est contractée en raison de problèmes d’équipement dans certains grands champs. L’inflation alimentaire est restée élevée, due à l’augmentation des coûts d’importation. Les prix mondiaux élevés du pétrole ont aidé le compte courant du pays, mais les coûts plus élevés des importations de carburant raffiné ont été subventionnés par le gouvernement, creusant ainsi le déficit budgétaire non pétrolier de 2022

Les services du Fmi ont aussi observé une amélioration en termes de réformes initiées par les autorités congolaises. 

« Des progrès notables ont été réalisés au cours de la mission dans les discussions sur les mesures politiques visant à remédier aux dérapages budgétaires antérieurs et à faire avancer les réformes structurelles clés », a souligné le directeur général adjoint du département Afrique Fmi.

Par ailleurs, l’équipe du Fmi remercie les autorités pour leurs « discussions ouvertes et constructives. »

Des discussions virtuelles se poursuivront dans les prochains jours pour finaliser les détails de la mise en œuvre de ces politiques afin de parvenir à un accord au niveau des services, a indiqué Roland Kpodar. L’achèvement de la revue sera soumis à l’approbation du conseil d’administration du Fmi, a-t-il conclu.