Les écoliers nettoient le stade de Djambala, et se font piquer par les abeilles mystiques

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Sur instruction des autorités locales, les élèves des écoles primaires de Djambala ont procédé à une opération salubrité ce samedi 12 février au stade de Djambala dans le département des Plateaux en vue des tournois sportifs. Cette activité a mal tourné pour certains élèves ayant subi des attaques d’abeilles.

Prélude à l’organisation du championnat local, de la coupe départementale et des jeux de l’Office national des sports scolaires et universitaires (ONSSU), la mairie de Djambala, la sous ligue, les inspection départementale des sports et d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation ont conjointement organisé une opération de salubrité ce weekend. 

Objectif visé : assainir le complexe sportif de Djambala, un stade de football qui devra abriter ces rencontres sportives dans les prochains jours. 

A cet effet, les élèves du primaire ont été mis à contribution. Avec des outils aratoires à la main, ces apprenants ont exécuté le travail manuel. 

« Il s’agit de l’opération de salubrité, on se prépare à trois évènements ici, nous avons la coupe de la ville, le championnat départemental, et puis nous avons aussi les jeux sectoriels de l’ONSSU. C’est pourquoi j’utilise les écoles primaires », a expliqué Guy Marius Akoli, inspecteur sectoriel des Sports et éducation physique de Djambala.

Cette initiative, dit-il, va s’étendre aux collèges et lycées du district de Djambala à partir de samedi prochain. 

Cependant, cette activité a été perturbée par la présence d’abeilles  ayant élu domicile dans l’enceinte du stade. Plusieurs élèves se sont retrouvés avec des yeux et lèvres gonflés par les piqûres des abeilles. 

Une situation préoccupante pour Serge Boris Emboula, directeur du complexe sportif de Djambala, qui n’a pas manqué de lancer un cri de cœur à l’endroit des pouvoirs publics pour la rénovation des installations de ce stade. 

« Sur les installations que notre gouvernement a perdu beaucoup d’argent qu’ils aient un peu l’œil, parce qu’ici, tout est vraiment un peu reparti à zéro. Les baffles qui servent de sonorisation sont devenues les ruches d’abeilles partout. Nous en avons 11 ici, dans les onze, il y a des abeilles partout », a-t-il déclaré.  

Dans son propos, Serge Boris Emboula, a indiqué que cette infrastructure construite en 2013 est confrontée à un chapelet de problématiques dont le manque d’éclairage et les actes de vandalisme qu’il subit.