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Le nouveau visage de Congo Télécom inquiètent les privés





L’optimisme est de saison dans le secteur des télécommunications au Congo. L’opérateur historique, Congo Télécom, va, enfin, jouer pleinement son rôle dans un marché réputé très concurrentiel où les opérateurs privés profitent des faiblesses de l’opérateur historique pour dominer le marché.




Pan!pan!pan! vroum! psiiii! …C’est la musique infernale à laquelle sont habitués les travailleurs et voisins de Congo Télécom, à son siège social sis Boulevard Denis Sassou Nguesso, au centre ville de Brazzaville. Des travaux d’envergure y ont été entrepris depuis l’arrivée, il y a quelque 4 mois seulement, de Yves Castanou, à la tête de cette entreprise publique.

Réfection des locaux afin de les dimensionner à la taille d’une entreprise haut de gamme, Carrelage, peinture, acquisition des immobilisations( biens meubles, moyens roulants…), construction, relooking et rebranding du service commercial appelé à s’éclater en 3 pôles…, tel est le prix à payer pour donner un meilleur visage à Congo Télécom, une entreprise appelée à affronter la concurrence privée pour jouer les premiers rôles dans le secteur des tic au Congo.




Comment s’opère, comme un miracle du Saint Esprit, une telle transfiguration en l’espace de quelques mois seulement, d’autant que les caisses de Congo Télécom sont désespérément vides? S’interroge t-on dans la rue congolaise.

De l’avis des observateurs informés, là où la société avait de la peine à soigner sa signature auprès des banques locales et autres partenaires, le nouveau directeur général de Congo Télécom a su user de tact et d’opiniâtreté en mettant à contribution son audience personnelle pour obtenir un crédit fournisseur auprès des entreprises argentées et réputées sérieuses. Aujourd’hui Congo Télécom s’est complément métamorphosée.




L’ autre défi majeur, confie une source proche de la direction générale de Congo Télécom, est l’offre des produits internet de qualité à des coûts à portée de bourse de monsieur tout le monde, en fonction du plan tarifaire choisi. « L’option de l’entrée sur le marché de la téléphonie mobile est également envisagée », croit savoir une bonne source. Ce qui devrait, à court terme, mettre à mal la concurrence qui tire l’essentiel de son chiffre d’affaires de l’internet fixe et mobile, surtout depuis que les OTT offrent des possibilités des appels online.
« Pourvu que la concurrence soit conforme aux règles d’encadrement prévues par le Régulateur, notamment l’Arpce », souhaite t-on chez certains acteurs privés.
Une chose est sûre, Congo Télécom devrait tirer meilleur profit de l’amélioration de la qualité de son réseau à fibre optique dont le déploiement est entrain d’être réparé grâce à l’expertise de Mab services, une entreprise congolaise qui assure la sous- traitance de la chinoise Huawei en Guinée Équatoriale et, bientôt, en Ethiopie.




À Brazzaville, certaines personnes n’hésitent pas de qualifier Yves Castanou, par ailleurs pasteur de l’église ICC (Brazzaville), de  » l’homme des missions impossibles ». Inaccessible depuis son arrivée à Congo Télécom, Castanou, à en croire ses proches, met plutôt son action sous « la grâce de Jésus Christ ».
Il aurait même, selon certaines indiscrétions, suspendu, momentanément, depuis son arrivée, le paiement de son salaire mensuel tant que l’entreprise est sinistrée.

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