Gouvernement familial : 1 fils, 2 neveux, 2 makangous, 2 beaux-fils, 1 beau-père et 1 nièce-makangou

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2020
Le candidat indépendant à l'élection présientielle au Congo du 20 mars, Jean-Marie Michel Mokoko, à son dernier meeting de campagne à Brazzaville le 18 mars 2016

Le premier ministre Anatole Collinet Makosso qui ne joue que de la figuration s’est vu imposer au sein de son gouvernement des membres de la famille directe et indirecte du chef de l’État. On y compte son fils ( Kiki), ses deux neveux ( Juste Mondélé et Jean Jacques Bouya ), deux beaux-fils ( Hugues Ngouolondélé et Josué Rodrigue Ngouonimba), son beau-père ( Firmin Ayessa ) deux de ses maîtresses ( Inès Ingani et Rosalie Matondo) et enfin sa nièce makangou( Arlette Soudan ).

Le népotisme et le clientelisme que combattaient Marien Ngouabi et sa clique des révolutionnaires sont désormais érigés en mode de gouvernance avec le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso par les armes en 1997.

Les dernières élections législatives ont dévoilé aux Congolais le projet phare du grand remplacement du régime actuel. Tous les caciques ont imposé leurs enfants par la tricherie dans diverses circonscriptions dont la plus honteuse fut la victoire écrasante du fils de Firmin Ayessa à Makélékélé. Eux, qui ne laissent gagner un sudiste dans la zone nord savouraient la victoire de ce rejeton limité intellectuellement de l’actuel ministre de la fonction publique, originaire de Makoua.

Peu soucié de voir le Congo émergé véritablement, Denis Sassou Nguesso a pistonné au sein du gouvernement sa famille dont les membres se révèlent chaque jour ne pas être aptes à diriger. Ainsi, on retrouve ses enfants, neveux, maîtresses, gendre et même beau-père comme ministres.

Son fils Denis Christel Sassou Nguesso occupe le porte feuille de la coopération et du partenariat public-privé. Ses deux neveux occupent chacun les portes feuilles de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de l’entretien routier et du ministre délégué auprès de celui de l’intérieur. Ce sont Jean Jacques Bouya et Juste Désiré Mondélé.

Ses deux beaux-fils que sont Hugues Ngouolondélé et Josué Rodrigue Ngounimba occupent respectivement les portes feuilles de la jeunesse, des sports et celui de la construction, de l’habitat, de l’urbanisme.

Ses deux maîtresses au sein du gouvernement que sont Rosalie Matondo et Inès Ingani sont à la tête des ministères de l’économie forestière et de la promotion de la femme.

Le cas le plus atypique est celui de sa nièce Arlette Nonault Soudan avec laquelle il a eu une fille classée aussi dans le rang de ses maîtresses et qui occupe le ministère de l’environnement et du développement durable du Bassin du Congo.

Enfin son beau-père Firmin Ayessa, père de sa maîtresse Belinda qui lui a donné deux enfants occupe quant à lui le porte feuille de la fonction publique.