Deux sergents de la GR et un franc maçon tentent de voler le cadavre du cardinal Emile Biayenda

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Les soupçons de la tentative de profanation de la tombe du cardinal Emile Biayenda pèsent sur deux sergents en poste à la Garde républicaine et un franc-maçon bien connu pour ses sales besognes. Tout porte à croire, ils exécutaient une mission mystico-politique assignée par Jean Dominique Okemba à la veille des manœuvres pour imposer le fils de Denis Sassou Nguesso à la tête du pays.

Le cardinal Émile Biayenda a été assassiné en 1977, à l’âge de 50 ans. Sa mort, dans des circonstances toujours mal élucidées à ce jour, était intervenue quelques jours seulement après l’assassinat du troisième président congolais, Marien Ngouabi.Le Saint-Siège n’a plus nommé de cardinal au Congo-Brazzaville depuis sa mort survenue en 1977 : Émile Biayenda est l’unique que le pays ait connu. Sa tombe a été victime d’une profanation dans la nuit du 23 au 24 décembre, selon un communiqué de l’Église catholique, qui assure que son corps n’a pas été touché.

Le cardinal Emile Biayenda était l’une des dernières personnes ayant vu vivant Marien Ngouabi et était au courant du rendez-vous qu’il avait à l’hôtel Mistral avec ses bourreaux. Conscients que le Cardinal connaissait leurs identités, les putschistes l’ont assassiné sauvagement.

Des réunions à Oyo et à Brazzaville ont conduit à la conclusion que pour imposer Kiki Sassou à la tête du Congo, des sacrifices demandaient des ossements du cardinal Emile Biayenda et un plan de profanation a été ourdi et confié à ces deux sous-officiers de la GR.

Selon le communiqué de l’Archevêché de Brazzaville, c’est « par miracle du ciel et grâce au génie de nos anciens, qui ont mis un dispositif sécuritaire assez solide sur la tombe, que le corps du cardinal n’a été ni dérangé ni approché ».

« Tout est donc intact », assure l’Église catholique.

Pour l’heure les coupables n’ont pas été identifiés officiellement bien que dans le cercle du pouvoir leurs noms sont connus. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent la grille protégeant la tombe légèrement endommagée. Cette tombe se trouve dans l’enceinte de la cathédrale du Sacré-Cœur, dans le centre de Brazzaville