Des officiers militaires sommés de jurer fidélité à Sassou par un pacte de sang

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A Conakry, les officiers militaires ont été obligés par le colonel Mamadi Doumbouya de lui jurer fidélité sur la bible et le coran après des fortes rumeurs de putsch. A Brazzaville, tout semble encore tourner autour des fétiches avec le pacte de sang auquel les officiers militaires et policiers devraient jurer fidélité à Denis Sassou Nguesso et à son clan.

Bien que déjà contraints à devenir francs-maçons au sein de le Grande Loge du Congo, les officiers des forces de défense et sécurité du Congo devraient aussi signer un pacte de sang avec Denis Sassou Nguesso en guise de fidélité. C’est Jean Dominique Okemba, après consultation avec les ancêtres qui aurait soufflé à son oncle ce rituel.

Dans le monde mystique et diabolique, celui qui signe un pacte de sang ne peut jamais trahir au risque de perdre sa propre vie. Le clan Sassou pense ainsi étouffer toutes velléités pustchistes qui pourraient traverser les esprits de ces militaires.

C’est vers Oyo dans la Cuvette que ces officiers devraient converger pour ce pacte de sang. Et tout celui qui opposerait son refus serait considéré comme suspect risquant de perdre des avantages liés à la fonction et au grade.

Parmi les stratégies de conservation du pouvoir du clan Sassou, figure en bonne place la soumission de l’armée d’abord par sa régionalisation et ensuite l’intégration au sein de la mangeoire des officiers militaires. A leur tour, les officiers créent une chaîne des subalternes assujettis profitant aussi des dividendes du Trésor Public.

Mais, avec les événements qui se produisent un peu partout en Afrique où ceux qu’on croyait être des fidèles prennent de force le pouvoir, le clan Sassou estimerait qu’il serait important d’ajouter l’option mystique à cette relation avec l’armée.

Tout de même, il faudrait rappeler que malgré leur pacte de sang sur l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, certains ont tenté tout de même d’anéantir d’autres.