Congo : Sassou promet à la France de libérer Mokoko s’il renonce à la politique

0
2642




Denis Sassou Nguesso, qui ne supporte plus avoir en face de lui un vrai opposant aurait exigé des garanties devant témoins pour faciliter la libération du général Jean Marie Michel Mokoko, en prison depuis près de trois ans, accusé gratuitement d’atteinte à la sécurité interieure de l’État. Pour l’heure, l’opposant prisonnier n’a pas encore répondu à cette requête, lui qui n’a pu assister aux obsèques de sa mère.

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso était reçu mardi 3 septembre à l’Élysée pour un déjeuner de travail avec le président Macron. S’il a été question d’environnement et d’économie, une petite phrase de Jean-Yves Le Drian n’est pas passé inaperçue.




Le ministre français des Affaires étrangères a expliqué qu’il avait demandé mardi matin au président congolais des « actes » envers l’opposant Jean-Marie Michel Mokoko et d’autres personnes emprisonnées… et le ministre français de préciser : « je le lui ai dit avec fermeté ! »




Depuis, des tractations se seraient tenues entre la France, Denis Sassou Nguesso et une frange de l’opposition congolaise. Le président de la république aurait accédé à la demande française avec la condition que Jean Marie Michel Mokoko signe un document où il renoncera aux activités politques.

Dans la continuité de ses échanges, Denis Sassou Nguesso avait autorisé l’opposant à assister aux funérailles de sa mère en octobre dernier. Mais, Mokoko y avait renoncé suite aux restrictions imposées par le juge.




La France quant à elle, ne perd pas espoir et continue de demander aux autorités congolaises ( Sassou Nguesso ) la libération de Mokoko, devenu comme un prisonnier personnel du chef de l’État.

« La question qui se pose est celle de savoir si Mokoko accepterait un tel deal pour sa liberté ? » s’interroge un opposant congolais pessemiste.

Candidat malheureux à la présidentielle de 2016 et arrêté la même année, le général Mokoko a été jugé et condamné à 20 ans de réclusion en 2017 pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».