C’est JD Okemba et ses services qui auraient obligé aux Brasseries de vendre toute bière à 500 frs

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Les deux principales Brasseries du Congo se sont vu imposer le prix de vente de leurs produits par les services de sécurité dirigés par Jean Dominique Okemba. Selon des témoignages recueillis par ce média, cette imposition est motivée par la volonté du pouvoir de plonger le Congolais dans la consommation afin de le divertir sur des questions politiques et de son avenir. Plus le Congolais boit, moins il se soucie de son futur.

Dans un pays sérieux et normal, le pouvoir politique ne se mêle pas dans les affaires des privés sauf le ministère du commerce qui peut réguler les prix des denrées alimentaires quand elles ne respectent pas le marché.

Au Congo, un pays qui vit essentiellement de l’importation des aliments, ce circuit est dans les mains des étrangers qui s’enrichissent et établissent les prix à leur bon vouloir. Jamais les prix élevés de plusieurs denrées alimentaires n’ont attiré l’attention des gouvernants comme ceux de l’alcool.

Ces jours-ci par exemple, le prix du litre d’huile a considérablement augmenté sans que personne ne remette de l’ordre, laissant les consommateurs dans la galère. Mais il a fallu il y a quelques années que les Brasseries décident de fixer le prix de la bière à 700 cfa pour que les autorités montent au créneau.

Les Brasseries ont été alors sommées par le ministère du commerce de revoir à la baisse le prix de leurs produits. Pourquoi cet intérêt particulier des autorités sur l’alcool ? « Ce n’est que logique, c’est le seul produit dont la carence ou la cherté peut soulever les Congolais contre le régime » affirme un cadre de la Bralico.

En réalité, les Brasseries ont reçu des ordres venus directement du conseil national de sécurité ( CNS ) leur interdisant d’augmenter le prix de la bière et de le fixer à 500 cfa. Le patron du CNS n’est entre autre que Jean Dominique Okemba, neveu du chef de l’État et veilleur du pouvoir mystique.