Vente public du Mbasu à 75frs à Pointe-Noire

Des originaires de la RDC sont accusés d’avoir ramené à Pointe-Noire la maladie « Mbasu » qu’ils vendent publiquement entre 75 et 100frs. Au marché de Fond TiéTé comme un Grand marché, ces vendeurs du mal exposent à même le sol leurs produits entourés de plusieurs curieux dont personne n’ose protester. Ils expliquent sans froid aux yeux la puissance de nuisance de leurs produits pouvant détruire la vie d’une personne. Cela se passe au vu et au su de tous avec pour conséquence l’avalanche de certains dans l’achat de ces produits juste pour faire du mal aux autres.

A Pointe-Noire, faire du mal à son prochain n’est plus une affaire compliquée. Il suffit juste de se rendre au Fond Tié Tié au Grand Marché acheter du Mbasu à 75frs ou 100frs selon le besoin du mal à infliger à son adversaire.

L’ulcère de Buruli, aussi appelé « mbasu » ou « muanza » est une maladie provoquée par une mycobactérie, au même titre que la lèpre et la tuberculose. Elle est provoquée par l’infection par Mycobacterium ulcerans. On la retrouve dans 33 pays, en Afrique, en Amérique du Sud et au Pacifique ouest.

Le « MBASU non infectieux » désigne en RD Congo une plaie non cicatrisante qui se retrouve généralement, mais pas exclusivement, au niveau des membres inférieurs. Elle se manifeste par une perte de substance cutanée résultant de la présence d’un ulcère variqueux lui-même lié à la vascularisation déficiente du membre affecté. Non traitée dans un stade avancé, la maladie nécessite l’amputation du membre.

De la RDC, cette maladie a été exportée au Congo-Brazzaville où elle fait rage. Au Fond Tié Tié par exemple, c’est une femme Kinoise à la peau claire qui attire tous les méchants de la ville quand elle explique le mal que cela cause aux victimes. Des produits à même le sol, elle répond aux questions des potentiels acheteurs sur les dégâts du Mbasu de 75frs et de 100frs.

Même le mode est expliqué avec tous les détails au grand plaisir des acheteurs. Faire du mal à son prochain n’est plus mal vu au Congo quand on voit la ruée vers les vendeurs du Mbasu. Le mal est que ces vendeurs ne sont ni inquiétés par la police et la population et tout se passe dans la normalité.