Université Marien-Ngouabi : une plate-forme de tutorat envisagée dès la rentrée académique prochaine

La vice-présidente chargée des Affaires académiques à l’Université Marien-Ngouabi, le Pr Yolande Ofouemé-Berton, a annoncé la création de la plate-forme des tuteurs pour accompagner les étudiantes en difficulté à cette université.

L’objectif est de permettre aux tuteurs volontaires d’accompagner et de soutenir financièrement les étudiantes dans leur parcours universitaire jusqu’à leur intégration dans la vie professionnelle, a dit le Pr Yolande Ofouemé-Berton, ajoutant que la plate-forme sera opérationnelle au titre de l’année académique 2022-2023.

Le projet consiste à aider les jeunes étudiantes en provenance des différents départements du Congo à évoluer dans la vie estudiantine.  

Les tuteurs deviendront une seconde famille pour elles et joueront le rôle de protecteurs contre le phénomène du harcèlement au sein des établissements universitaires. Ces tuteurs seront identifiés par une équipe, en collaboration avec la direction générale des Affaires sociales et des œuvres universitaires.

 Par contre, l’identification des étudiants éligibles se fera à travers les réseaux sociaux, lors des réunions de sensibilisation, dans les campus universitaires ainsi que dans la cité où elles vivent en groupe.   Le critère de choix est en fonction de l’origine géographique de l’étudiante et bien d’autres, a-t-elle précisé. « Je compte sur la volonté des Congolais à pouvoir venir en aide à ces étudiantes.  N’importe quel enseignant et enseignante peut s’engager à être tuteur d’une ou deux étudiantes pour investir dans leur avenir à l’université », t-elle-déclaré.   

Abordant la question du harcèlement sexuel au sein des établissements universitaires, la vice-présidente a suscité l’étonnement des étudiantes par son témoignage d’avoir été victime de ces actes ignobles à l’université. Selon elle, le même phénomène a été répété lors de la publication de son étude réalisée sur le harcèlement en milieu universitaire où les résultats ont été catastrophiques. A cet effet, elle a exhorté les étudiantes à dénoncer les actes de violence dans toutes ses formes et les a assurées des mesures nécessaires prises par la loi « Maman Mouebara », sanctionnant les auteurs de violence faites aux femmes, adoptée par les deux chambres du Parlement. 

En rappel, le Pr Yolande Ofouemé-Berton est le chef de département géographie à l’Université Marien-Ngouabi. Mariée très tôt, le foyer conjugal et les obstacles de la vie estudiantine ne l’ont pas empêchée à aller plus loin dans ses études. Elle est la première femme à occuper la fonction de chargée des Affaires académiques à l’Université Marien-Ngouabi.