Le Sénat rejette la proposition de loi portant statut de l’artiste

La chambre haute du Parlement a rejeté le 02 avril dernier, la proposition de loi portant statut de l’artiste, du spectacle, des arts visuels, graphiques et plastiques, de la mode, de la publicité au motif de quelques incohérences constatées au niveau de la forme du rapport.

 Adoptée pourtant en première lecture à l’Assemblée nationale, la proposition de loi a présenté aux yeux de la plénière du Sénat quelques dysfonctionnements, d’où son renvoi à la Commission.

 La chambre haute a invité l’initiateur du projet, Léonidas Carrel Mottom Mamoni deuxième questeur de l’Assemblée nationale et la Commission Education, Culture, Science, Information et Technologie d’harmoniser le texte avant son retour à l’hémicycle pour examen et adoption.

Cette proposition de loi met en exergue le retard qu’accuse la plupart des législations nationales sur le statut de l’artiste malgré les progrès réalisés par l’humanité dans de nombreux domaines de la vie et le Congo fait partie des Etats en retard sur ce domaine même si au plan réglementaire bien des textes existent.

 Le Sénat a également procédé à la mise en place des groupes d’amitié entre le Sénat du Congo, du Cameroun et celui de la Corée du Nord. Notons qu’un divers s’est invité à cette plénière du 02 avril portant sur l’exploitation du match Congo-Guinée Bissau.

Quatre sénateurs ont pris la parole pour condamner l’expression « train de sénateur » utilisée par un confrère dans son émission « Magazine de sports ». Ce lien de la débâcle des Diables –rouges aux sénateurs n’a pas été bien pris par ces derniers, l’assimilant à la limite à une injure.

« Nous avons suivi le journaliste qui faisait des commentaires. Il a tout de suite fait une comparaison de la débâcle de notre équipe aux sénateurs. Que voulait dire cette comparaison. Cette comparaison frise un peu le dénigrement, l’injure à la limite », s’est interrogé l’un d’entre eux.

 Prenant la parole à son tour, le président du Sénat, Pierre Ngolo s’est dit lui aussi quelque peu touché par cette liberté en signifiant, « Je crois qu’ils ne sont pas nombreux à positiver l’interprétation du journaliste », avant d’ajouter, « Nous savons quelle opinion on véhicule lorsqu’il s’agit des sénateurs. L’impression que l’on donne et que l’on entretient, c’est que c’est ici une chambre de (dormeurs), ce sont des gens fatigués dont la contribution est quasi nulle et les joueurs là se comportaient comme des sénateurs. Est ce que l’allusion valait la peine ? » s’est-il interrogé.