Drame Ornano : Deux colonels des Fac et le commandant de la Police militaire en prison

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Les Colonels Dickens et Minengue, respectivement Chef d’État major de la zone de Brazzaville, et chef de corps de la DDPS(Ornano) ont été placés en cellule au camp 15 Août dans une procédure administrative en lien avec le drame du stade Ornano. Le commandant de zone militaire de Brazzaville quant à lui est suspendu alors que le commandant de la police militaire a rejoint les deux colonels en cellule. On veut leur faire payer la facture de l’incompétence des politiciens comme s’ils avaient l’art de la gestion des foules, responsabilité des forces de l’ordre qui n’ont pas été requises par la grande commission du fameux recrutement nocturne.

Les menus fretins commencent à faire les frais de l’échec des autorités politiques ayant fait de l’armée la plus grande entreprise du pays. Près de deux semaines après le drame du stade Ornano où plus de 50 jeunes ont péri nuitamment, les arrestations ont commencé au sein des militaires.

Depuis le Samedi 02 décembre, le colonel Dickens, chef d’État major de la zone militaire de Brazzaville, le colonel Minengue, chef de corps de la DDPS, le commandant de la police militaire de Brazzaville ont été jetés dans la prison militaire du Camp 15 août. Le commandant de la zone militaire de Brazzaville a été suspendu de ses fonctions.

Près d’une année après l’annonce du recrutement militaire par le chef de l’État, le haut commandement militaire a lancé les opérations visant à engager 1500 jeunes dans les FAC. Après la chaos observé au ministère de la défense où des milliers des jeunes chômeurs ont envahi les lieux dossiers à la main, il a été décidé d’une délocalisation au stade Ornano.

La veille du jour J, le 21 novembre, une foule en quête d’un salaire a pris la décision de passer la nuit à la belle étoile après avoir pris le clientelisme des recruteurs. Une bousculade a occasionné la mort de plus de 50 jeunes qui a écœuré tous les congolais.

Les interpellations du samedi sonnent comme une fuite en avant des autorités qui ne veulent pas assumer leur faute et punir les vrais coupables. Comme ce fut le cas avec les explosions de Mpila, on cherche les innocents à exposer à la population.