Congo, entre mensonges et vérités : les imbroglios de la gouvernance de Sassou

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La gouvernance économique, la recrudescence des violences dans le Pool, la perturbation de l’accès internet ne cessent d’inquiéter les congolais depuis 15 jours.

Depuis les affrontements entre les ninjas et la DGSP le 11, le pilonnage du 16 janvier 2026 de 4h00 à 8h30 à Mayama et les bombardements de Mihété par des hélicoptères, les Congolais se demandent si ces événements n’ont pas été prémédités pour assombrir la période électorale. Le doute gagne de plus en plus l’esprit des populations qui pensent également que les perturbations de l’accès à internet procéderaient de la même manœuvre belliciste. De nombreux Congolais sont enclins à croire que, Castanou et Sakala brouillent les réseaux pour donner l’avantage à Serges Oboa de capturer Ntumi. Faux, la vérité est que, depuis le 8 janvier, une panne générale sur le câble sous-marin, West Africa Cable Système (WACS), qui assure le trafic internet entre l’Europe et l’Afrique, perturbe l’accès à internet. Yves Castanou qui gère Congo -Telecom a tenté de raccorder le Congo en RDC et au Gabon mais ces deux lignes de secours (backups) malgré les surcoûts sont tombés aussi en panne.

La RDC connaît les mêmes problèmes depuis le 13 janvier. Dans la foulée, le régulateur du secteur des télécoms, le colonel Louis Marc Sakala et ses équipes se sont mis à allumer le câble 2 Africa pour soulager les congolais en attendant de trouver d’autres solutions pérennes. Léon Ibombo ne s’en préoccupe vraiment pas. Ce qui compte pour lui, ce sont les intrigues et l’argent puisqu’il a mis en place une nouvelle taxe injustifiée sur les nouveaux terminaux numériques (RTN), au détriment de l’usager lambda. Cette taxe contredit le discours de M. Sassou qui parle de vulgarisation des NTIC.

L’echec de la capture de Ntumi et la déstabilisation du Pool

Dimanche 25 janvier 2026, Serges Oboa qui disait maîtriser l’information a passé le rubicon en faisant décoller les hélicoptères qui sont partis bombarder Mihété et d’autres contrées sans atteindre la cible (Ntumi et les ninjas). Les victimes collatérales ne sont plus à compter : habitants disparus et blessés, bétail décimé et volé, propriétés détruites, champs ravagés, etc. Le Zaïrois Hellot, le Nihiliste Moungalla Thierry, les griots Mvouba Isidore, N’Silou Claude, Kolelas Landy, Moughani Adélaïde, Malanda Samba et Cie auront du mal à pondre encore un communiqué dénué de sens et truffé de mensonges comme ils l’ont fait récemment. Qui de Ntumi ou des éléments de la DGSP, est venue l’initiative de terroriser les populations le dimanche 25 janvier ? Les faits sont indéniables : le machiavélisme du chef suprême des “faibles” armées congolaises (FAC), s’est encore mis à l’œuvre en vue de se faire le malin plaisir de voir les populations du Pool être à l’errance. L’échec de capturer Ntumi avec une armée et une élite divisée était prévisible. Tout le reste est fait volontairement pour détourner l’attention des Congolais sur des vrais problèmes économiques qui attendent d’être résolus.

Agendas cachés et les finances

La restauration de l’autorité de l’État et l’opération zéro Kuluna coincent. Plusieurs cadres, civils et militaires sont résignés. Ils ne comprennent pas le mode opératoire de cette opération, et sa durée sans qu’un bilan à mi-parcours n’ait été fait. L’image d’un Oboa  » restaurateur de la paix et de l’État de droit  » ne convainc plus : son opération est perçue comme illégale et contraire au droit international et aux doctrines militaires. Les motivations d’Oboa divisent et sont jugées suspectes.

Depuis qu’il a reçu le Go de El-Sas, Oboa n’en fait qu’à sa tête au point de sauter le CEMG et le haut commandement. Quant aux motivations, l’opinion n’est pas dupe. À dire vrai, autre chose l’anime. M. Sassou très confus ce 26 janvier 2026 lors du mini conseil stratégique de défense et à sa rencontre hebdomadaire avec Collinet, n’a pas hésité de remonter les bretelles, à Serges Oboa sur la mission au Pool mal ficelée et, à ses communiquants et services qui ne suivent plus rien.

Bref, les signes du temps ne trompent pas.
Les Saintes Écritures nous en disent long. Elles renseignent qu’un pays qui ne passe son temps qu’à grappiller en entretenant la violence sur toutes les formes est voué à l’échec. D’autres priorités s’imposent. Et pour le Congo, l’heure est au changement, changement de la gouvernance, des mentalités, des normes désuètes, des lois scélérates (projet de loi des finances 2026). L’heure est à la prise de conscience. Le Congo sombre dans l’abîme, le monde le voit, le sait. Les médias internationaux en parlent. Il suffit d’ouvrir les pages de El Pais, le plus grand média espagnol, de suivre France 24, TV5Monde, de lire E-Journal Kinshasa, etc., par exemple pour se convaincre des actions intellectuelles menées et qui confondent le bilan du quinquennat Collinet-Sassou.

Ghys Fortune BEMBA DOMBE