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Chassé du Gabon, Omar Denis Bongo Jr provoque une crise sociale chez Congo Telecom





C’est au Congo, pays présidé par son grand-père à qui il tient la main, qu’Omar Junior Denis Bongo.




« La concession de la fibre optique au bénéfice d’une entreprise contrôlée par Omar Denis Jr Bongo, petit-fils du président congolais Denis Sassou Nguesso, suscite une fronde chez les fonctionnaires congolais », indique La Lettre du Continent dans un article paru ce mardi. De quoi alimenter la polémique sur l’immixtion de la famille présidentielle dans les affaires publiques. Or, c’est ce que souhaitait par dessus tout éviter le chef de l’Etat congolais à l’approche de l’élection présidentielle prévue dans trois mois, en mars 2021.




« Le 10 décembre, les salariés de la société nationale Congo Télécom, constitués en collectif, ont dénoncé la « forfaiture » que représente cette concession et menacé de se mettre en grève », informe le bi-hebdomadaire.

L’objet de leur courroux ? La signature par l’Etat congolais en septembre dernier d’un contrat de concession d’exploitation de la fibre optique entre Pointe-Noire et Brazzaville avec Silicone Connect, une petite société appartenant au groupe Yao Corp d’Omar Denis Jr Bongo. Or, soutiennent les salariés de Congo Telecom, la fibre optique est le service le plus rémunérateur de Congo Télécom et sa concession à Silicone Connect privera l’entreprise publique d’une importante source de profits.




C’est au Congo qu’Omar Denis Jr Bongo a choisi de faire sa vie. C’est au Congo qu’Omar Denis Jr Bongo, petit-fils du président congolais Denis Sassou Nguesso, âgé de 26 ans, a choisi de faire sa vie et de mener sa carrière. « Outre la concession de fibre optique, Yao Corp gère également le complexe agroalimentaire de Nkouo et les participations qu’Omar Denis Jr a obtenues par héritage de ses parents, notamment les 5 % de la filiale congolaise de BGFIBank, dont est également actionnaire la holding Delta Synergie de la famille Bongo, à hauteur de 12 % », souligne La Lettre du Continent.




Cette polémique autour de son petit-fils tombe à un mauvais moment pour Denis Sassou Nguesso. Celui-ci a été désigné la semaine dernière par les 17 partis qui forment sa majorité candidat à la prochaine présidentielle prévue dans trois mois, en mars 2021.

Or, fait observer La Lettre du Continent, « régulièrement mis en cause pour « l’intrusion » de ses enfants, neveux et parents dans la gestion des affaires publiques, le chef de l’Etat congolais avait prévu de tenir à distance les ambitions de sa famille le temps d’une campagne électorale ». C’est manifestement peine perdue

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