Si les Vilis pouvaient au moins faire disparaître le pétrole du Kouilou !

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Pointe-Noire, est sans doute la ville pétrolière la plus sale au monde, à cause du tribalisme de ceux qui ont le pouvoir, mais, et surtout de la trahison de certains de ses fils dont la première dame. Au Nigeria, les populations vivant dans les zones pétrolières ont obtenu par la force que les revenus de l’or noir améliorent leurs conditions de vie, contrairement aux Vilis qui s’accommodent à leur malheur. Et si ce peuple qui est fier de se comparer aux blancs pouvaient enfin agir comme les blanc, ou comme les noirs en faisant disparaître ce pétrole ? Au moins, les frères de la Cuvette penseront enfin à moderniser la pêche, chasse et prendre au sérieux l’exploitation du bois.




En 2020, la ville de Pointe-Noire est encore un gros village manquant de tout et disposant des gisements important de l’or noir déversant plus de 400000 barils/jour. Oyo qui est à 1000 km de la côte atlantique, ressemble plus à une ville que Pointe-Noire.

Bien que dirigé depuis par les autochtones, la ville de Pointe-Noire souffre du manque criard d’infrastructures de base. Aucune politique urbanistique viable n’a été adoptée par tous les maires que cette ville a connu. Des routes sont presque désastreuses et se rendre d’un quartier à un autre est un combat.




Le pouvoir de Brazzaville, depuis son retour aux affaires en 1997, se caractérise par sa haine viscérale envers le sud. Dans la capitale politique par exemple, les secondes voies dans les quartiers nord ont été toutes bitumées avant que n’éclate la crise financière, alors que dans la zone sud de la ville, on assiste à un abandon total. Il a fallu que Ya Djo arrive à la tête de la mairie pour que les populations de Mfilou-Mouhoumi respirent un peu.

Avec plus d’un million d’habitants, Pointe-Noire, est l’unique capitale économique du monde qui n’a pas une université, ni un hôpital de renom. Même, la direction de la chaîne nationale de télévision ressemble à une boutique, contrairement à celle d’Oyo. Disposant d’une centrale électrique à gaz offrant plus de 200 mégawatts, la ville subit toujours des délestages récurrents. Le pouvoir politique préférant faire bénéficier Brazzaville de cette énergie, malgré les barrages de Moukoukoulou dans la Bouenza, Imboulou dans le Pool et un troisième dans la Sangha.




A Pointe-Noire, toute l’administration a été mbochitisée au détriment des autochtones. Il y a plus de militaires, policiers et gendarmes originaires du nord dans Pointe-Noire, qui répriment sans pitié toute revendication locale. Le Congo est victime des choix politiques erronés de ses dirigeants.

Il est connu de tous que le nord du pays est économiquement peu attractif à cause des différents facteurs dont le sous peuplement, mais les autorités politiques s’entêtent chaque fous à y implanter quelques industries qui à la fin ne servent à rien par manque de vision et mauvaise gestion.




Si au moins, les Vilis pouvaient faire disparaître le pétrole, le Congo reviendra une terre normale, avec des dirigeants frappés par la réalité. On pourra au moins faciliter l’éclosion de l’entreprenariat national. Depuis plus de 30 ans, on évoque une diversification de l’économie sans vraiment s’y mettre, tout simplement parce que le pétrole de Pointe-Noire coule à flot.