Royaume-Uni: un retour aux affaires très attendu pour Boris Johnson

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Après trois semaines d’absence, le Premier ministre britannique, touché de plein fouet par le coronavirus, reprend ce lundi 27 avril les commandes dans un pays partagé entre maintenir un strict confinement, après avoir passé le seuil des 20 000 morts, et le désir de relâcher les mesures de distanciation qui pèsent gravement sur le pays et son économie.

Boris Johnson est « impatient » de reprendre les rênes et son retour sera un « stimulant pour le gouvernement et pour le pays ». Dominic Raab, qui assuré l’intérim pendant la convalescence de son patron, n’a pas caché son soulagement et reconnu plusieurs semaines « difficiles » pour l’exécutif. Le Premier ministre a laissé un vide à la tête du pouvoir au plus fort de l’épidémie de coronavirus et son gouvernement est de plus en plus critiqué pour sa gestion de la crise.




Au nombre des problèmes récurrents : les soignants se plaignent toujours de manquer d’équipements de protection, les responsables des maisons de retraite estiment avoir été délaissés et voient leurs patients décimés par la pandémie tandis que le niveau de dépistage reste très en deçà de l’objectif fixé par Downing Street. À cela s’ajoute désormais une pression croissante pour que le gouvernement précise ses intentions pour la sortie du confinement.

Pire récession depuis plusieurs siècles

Jusqu’ici, les ministres de Boris Johnson se sont gardés de donner la moindre piste se bornant à tempérer l’impatience ambiante dans la crainte d’une recrudescence de contaminations. Mais ce lundi, le Premier ministre trouvera entre autres sur son bureau une lettre du nouveau chef de l’opposition travailliste, Keir Starmer, pour qui cette position d’attente n’est plus tenable alors que la Banque d’Angleterre a averti que le pays devrait affronter la pire récession depuis plusieurs siècles si l’économie reste paralysée.

Globalement, le Royaume-Uni est divisé entre le fait de maintenir un strict confinement après avoir dépassé le seuil des 20 000 morts, et le désir de relâcher les mesures de distanciation qui pèsent gravement sur le pays et son économie.