Pr Francine Ntoumi : « il n’y a aucun variant Covid-19 dans la population congolaise »

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Une délégation de chercheurs et scientifiques congolais a présenté ses travaux de recherche sur la surveillance de la circulation du virus SARS-CoV-2 en République du Congo, ce week-end, à Brazzaville. La présentation des résultats de cette étude a été faite au ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

La présidente et directrice exécutive de la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM), la Professeure Francine Ntoumi et sa suite, ont été reçues en audience ce samedi 6 février, à Brazzaville, par Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, ministre de la Recherche scientifique.

L’objet de la visite : présenter au ministre les résultats de l’étude sur la surveillance de la circulation du virus SARS-CoV-2 au Congo entre décembre 2020 et janvier 2021. 

Depuis la fin de l’année 2020, le monde s’inquiète de l’apparition d’un variant de la Covid-19 en Grande Bretagne, en Afrique du Sud et au Brésil, de quoi interpeler les autorités congolaises, qui se demandent si ces variants sont également présents au Congo, a déclaré la Professeure Francine Ntoumi. 

Un séquençage a ainsi été fait par son équipe avec le soutien du Centre d’excellence de séquençage à Tidienne, en Allemagne sur la surveillance de la circulation du virus SARS-CoV-2 dans notre pays afin de lever le doute sur cette question. 

« Nous avons regardé toutes les mutations des virus qui circulent en décembre 2020 et en janvier 2021. Le résultat est qu’il n’ y a aucun variant britannique, aucun variant sud africain, aucun variant brésilien dans les échantillons analysés. Donc, nous pensons qu’aujourd’hui, il n’ y a pas ces variantes dans la population congolaise. », a assuré la professeure.  

La biologiste Francine Ntoumi émet toutefois des réserves sur l’absence totale des variants du virus SARS-CoV-2 au Congo au vu du ciblage qui a été fait. 

« Mais il faut apporter un bémol dans tout, parce qu’on a pas regardé tous les individus bien évidemment pour savoir si un de ces variants ou d’autres variants circulent. En effet, le séquençage que nous avons fait, nous a permis d’avoir la copie exacte des virus qui circulent, toute la description de ces virus. Donc nous sommes tout à fait sûrs de ce que nous disons. », affirme-t-elle. 

Elle promet de poursuivre ce travail soulignant que c’est un travail qui ne s’arrête pas. Tous les mois, son équipe apportera les résultats de recherches supplémentaires au ministre de la Recherche scientifique.

En rappel, la surveillance génomique du virus SARS-CoV-2 menée par Francine Ntoumi fait partie d’une étude lancée le 30 mars 2020 par sa fondation avec le soutien du ministère de la Recherche Scientifique.